Enquête de l’AFIJ : la crise frappe aussi les jeunes diplômés

L’Association pour faciliter l’insertion des jeunes (AFIJ) a publié les résultats de son enquête « un an après ». Si le diplôme reste la meilleure protection contre le chômage, un jeune diplômé sur deux n’est toujours pas en emploi un an après la fin de ses études.

Les jeunes doivent accéder au droit commun

Comme l’ensemble des jeunes, les diplômés de l’enseignement supérieur rencontrent des difficultés dans leur insertion professionnelle. Selon l’enquête de l’AFIJ, 63% des jeunes diplômés n’ont toujours pas un emploi stable un an après la fin de leurs études et multiplient les contrats précaires et les périodes de chômage.

La politique d’emploi du gouvernement, qui additionne les dispositifs spécifiques à destination des jeunes les plus en difficultés, ne permet pas de régler le problème du chômage des jeunes. L’UNEF exige une politique ambitieuse pour l’emploi des jeunes, qui leur permet d’accéder au droit commun : un emploi stable et rémunéré à hauteur de leur qualification.

Mettre fin à une discrimination : ouvrir le RSA au moins de 25 ans

L’accès des jeunes aux minimas sociaux est une première étape indispensable pour les protéger pendant leur insertion professionnelle. L’absence de ressources contraint les jeunes diplômés à accepter des emplois précaires et sous-qualifiés. Cette situation piège les jeunes dès l’entrée sur le marché du travail et pèse durablement sur l’évolution de leur carrière professionnelle.

L’UNEF demande l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans et que cela soit au programme de la prochaine conférence national jeunesse.

Poser les bases d’une reconnaissance des qualifications avec un cadre national des diplômes

Si certaines formations, comme les Diplômes Universitaire Technologiques (DUT), sont cadrées nationalement et permettent une reconnaissance des qualifications dans les conventions collectives des branches professionnelles, ce n’est pas le cas de l’ensemble des diplômes universitaire. La loi sur l’enseignement supérieur, votée au mois de juillet, doit répondre à cette lacune en instaurant un cadre national des diplômes.

L’UNEF demande que la cadre national définisse l’intitulé et le contenu des diplômes nationaux de licence et master pour permettre aux jeunes diplômés de négocier collectivement la reconnaissance de leurs qualifications.