Deuxième agression d’une militante de l’UNEF en moins d’une semaine : l’intimidation physique n’a pas sa place en démocratie !

Lundi 21 octobre 2013, dans la soirée, une syndicaliste de l’UNEF de région parisienne s’est faite agressée physiquement et verbalement. Cet évènement intervient quatre jours seulement après l’attaque à l’arme blanche d’une autre militante de l’université Paris 1. Chacune de ces agressions s’est accompagnée de menaces visant spécifiquement l’engagement syndical des étudiantes. Une nouvelle plainte a été déposée ce matin.

Un climat de pression qui dépasse le cas d’une seule université.

L’UNEF dénonce le climat de pression contre ses militantes et militants, entretenu depuis plusieurs jours par des réseaux proches de l’extrême droite. Provocations, publications de photos ou de vidéos, appels à la violence pour « reprendre les facs », chacun de ces actes encouragent les passages à l’acte de ces derniers jours. Cette semaine, un journal de l’action française était ainsi distribué à Nantes pour appeler à s’en prendre directement aux militants progressistes.

L’intimidation n’a pas sa place en démocratie.

Face aux difficultés à faire passer leurs idées par le débat dans les universités, des militants d’extrême droite choisissent ainsi de faire taire leurs contradicteurs par l’intimidation physique. Ce terrible et funeste aveu de faiblesse démontre à quel point certaines idées ne s’encombrent pas de la démocratie et ne reculent devant aucune méthode pour gagner du terrain. L’UNEF refuse de voir la liberté de ses militants à s’engager et à mener leurs actions quotidiennes remise en cause.

Les pouvoirs publics ne doivent pas attendre un drame pour agir.

L’UNEF appelle les pouvoirs publics à agir au plus vite pour éviter que ce climat ne dégénère. Les coupables de ces agressions doivent être trouvés, jugés et punis au plus vite.

Le ministère de l’enseignement ainsi que celui de l’intérieur ont la responsabilité de garantir à chaque étudiant qui souhaite s’engager, qu’il peut le faire en toute sécurité.

L’UNEF demande qu’en plus de l’enquête de police, des consignes soient données à tous les établissements d’enseignement supérieur pour identifier ces réseaux et que toutes les dispositions soient prises pour en finir définitivement avec ces agissements.