L’UNEF déplore un épisode qui risque de mettre en danger les victimes d’agression politique.

Ce lundi 4 novembre, des informations, parvenues à l’UNEF par voie de presse, laissent à penser qu’une des militantes du syndicat aurait déposé une plainte non justifiée pour agression et insultes racistes.

L’UNEF rappelle que la dénonciation en question suivait de quelques jours une agression à l’arme blanche contre une autre de ses militantes. Des appels à la violence par diffusion de tracts, des menaces téléphoniques ainsi que des publications de photos sur les réseaux sociaux avaient eux-mêmes précédés cette première agression. Ce climat justifiait que l’UNEF rende chaque plainte déposée publique, afin de sortir du silence et d’assurer la sécurité de ses militants.

Si le mensonge était avéré, l’UNEF condamne avec force un acte isolé et incompréhensible, qui met en danger les victimes réelles d’agression politique en faisant peser le doute sur leur parole. Les auteurs d’agressions et d’intimidations, notamment issus de réseaux d’extrême droite, ne demandent pas mieux.

Quelle que soit l’issue de ce dossier, l’UNEF appelle les auteurs d’intimidations ou d’agressions à ne pas se réjouir trop vite de la polémique crée par ces déclarations. L’UNEF attend que la justice suive son cours pour que soient retrouvés au plus vite les responsables de l’agression de deux coups de cutter contre une de ses militantes.

De même, les efforts pour démanteler les réseaux d’appel à la violence et à la haine doivent être impérativement poursuivis pour garantir la sécurité des jeunes engagés dans un syndicat.