Dégel des crédits pour l’enseignement supérieur : l’UNEF demande un plan d’urgence pour le financement des formations !

Le projet de loi de finance rectificatif pour 2013, présenté en Conseil des Ministres la semaine dernière, prévoit le dégel de 110 millions d’euros pour l’enseignement supérieur.
L’UNEF se félicite de cette annonce qui doit permettre de soutenir les universités. En pleine préparation de leur budget pour l’année 2014, elles sont nombreuses à annoncer des coupes budgétaires qui remettent en cause la qualité des formations et la réussite des étudiants.

Le dégel doit être utilisé pour la réussite des étudiants

Sur les 110 millions d’euros dégelés, 36 millions ne correspondent à aucune dépense engagée et sont donc disponibles. L’UNEF demande que ces moyens soient utilisés pour :

Des rallonges budgétaires à destination des universités les plus en difficultés. Il s’agit le plus souvent des universités de proximité ou de sciences humaines, comme Montpellier 3 qui annonce la fermeture de son antenne universitaire de Béziers et la mise en place de tirage au sort pour les inscriptions en première année.
Le financement des formations de licence qui sont les premières touchées par les coupes budgétaires. Les rallonges budgétaires doivent être attribuées en échange d’un engagement des universités à préserver leur financement.

Les réponses dans l’urgence ne suffiront pas

Les parlementaires ont voté en juillet dernier une loi sur l’enseignement supérieur qui fait de la réussite des étudiants une priorité. Pour que cet objectif se concrétise dans les universités, l’UNEF revendique :

Un investissement budgétaire pluriannuel dans l’enseignement supérieur, pour sortir les universités de la pénurie.
La publication d’un Cadre National des Diplômes qui garantisse de nouveaux droits aux étudiants sur l’ensemble du territoire, en améliorant l’encadrement, la pédagogie et le contenu des formations.