Le dimanche comme le reste de la semaine, le salariat étudiant c’est la précarité !

Lundi 2 décembre, Jean-Paul Bailly a remis son rapport au Premier Ministre. Il recommande un élargissement du travail dominical, utilisant notamment comme argument « la question du travail des étudiants ».

L’UNEF refuse que le travail des étudiants soit une caution pour élargir le travail dominical.

L’UNEF rappelle que le salariat étudiant est une contrainte qui provoque échec et décrochage dans l’enseignement supérieur. 

Les étudiants ne « choisissent » pas de travailler le dimanche

Les étudiants salariés n’ont pas de difficulté à travailler le dimanche. Ce sujet polémique détourne le débat public du vrai problème : la précarité du salariat étudiant et ses conséquences sur les études. 

C’est d’abord pour des raisons alimentaires que 50% des étudiants sont contraints d’être salariés pendant leurs études. Alors que seul un étudiant sur trois bénéficie d’une bourse, accéder à son autonomie, payer son loyer et ses frais de scolarité, nécessitent souvent de prendre un travail à côté des études.   

Le taux d’échec des étudiants salariés est supérieur de 40% à la moyenne. Le salariat empiète sur les cours, les révisions et le repos des étudiants. C’est une injustice qui touche en particulier les jeunes des catégories populaires et les étudiants autonomes qui doivent financer eux-mêmes leurs études.

Les étudiants ne demandent pas de « dérogations », ils revendiquent des droits sociaux

La réforme du système d’aide sociale est la seule véritable réponse au problème du salariat étudiant. Déjà engagée cette année, elle doit se poursuivre tout au long du quinquennat pour protéger les étudiants de la précarité et leur permettre d’accéder à l’autonomie. 

L’UNEF revendique pour la prochaine étape de la réforme à la rentrée 2014 :

– La revalorisation des bourses au-dessus de l’inflation

– L’accès des 100 000 boursiers échelon 0 (exonération des droits de scolarité) à l’échelon 0 bis (aide de 100 euros par mois)

– La refonte du Fond National d’Aides d’Urgence (FNAU) et des 1000 aides à l’autonomie pour doubler le nombre d’étudiants indépendants qui accèdent à une aide sociale