Augmentation des frais d’inscription pour les étudiants Français au Québec : l’UNEF dénonce une attaque contre la mobilité étudiante

Philipe Couillard, le nouveau premier ministre québécois, souhaite remettre en cause l’accord de coopération entre la France et le Québec prévoyant l’exemption d’une partie des frais d’inscription pour les étudiants français effectuant leurs études au Québec. Cette annonce aura pour effet d’augmenter de 180% les frais de scolarité pour les étudiants français dès l’année prochaine. Cela porterait de 1 530 à 4 200 euros le coût moyen d’une année de premier cycle.

 

Alors que les étudiants canadiens ont déjà combattu plusieurs réformes visant à augmenter les frais d’inscription, cette nouvelle augmentation qui vise spécifiquement les étudiants français est intolérable. C’est la mobilité étudiante dans l’espace francophone qui est remise en cause. Parmi les 12 000 étudiants français au Québec, beaucoup d’entre eux ne pourront supporter une telle augmentation et risquent par conséquent d’y mettre un terme prématurément.

 

L’UNEF demande au gouvernement français de refuser une remise en cause unilatérale des accords franco-québécois et toute forme d’augmentation des frais d’inscription.

L’UNEF rappelle que la mobilité étudiante francophone est une richesse culturelle économique et sociale. Plutôt que d’être remise en cause, elle doit être développée avec la création d’un ERASMUS francophone et de nouvelles aides à la mobilité.