La précarité n’est pas une fatalité : l’UNEF appelle les jeunes à manifester le 1er mai

Deux ans après l’élection présidentielle, la politique du gouvernement est loin d’avoir concrétisée les engagements de François Hollande pour que les jeunes « vivent mieux en 2017 ». Alors que le contrat entre les jeunes et le gouvernement n’est toujours pas rempli, les 50 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques risquent d’enterrer définitivement toute politique de jeunesse ambitieuse. Ces économies budgétaires risquent également d’affaiblir les services publics et la protection sociale des jeunes, avec pour conséquence une dégradation de leurs conditions de vie.

L’UNEF n’acceptera pas que la priorité jeunesse soit abandonnée au nom de la réduction des dépenses publiques. Non seulement les jeunes refusent de payer les conséquences de l’austérité, mais ils attendent du gouvernement des mesures fortes, dès la prochaine rentrée, pour faire reculer la précarité qu’ils vivent pendant leurs études et leur insertion professionnelle.

Rentrée 2014 : les conditions de vie et d’étude des jeunes doivent s’améliorer

Obtenir un diplôme est la meilleure protection contre le chômage, mais les études se révèlent être un véritable parcours du combattant. Les réformes engagées par le gouvernement, sur les bourses et les premiers cycles universitaires, ne peuvent avancer sans moyens supplémentaires.  L’UNEF revendique :

– Un investissement de 100 millions d’euros dans le système de bourse dès la rentrée prochaine et l’engagement d’un investissement pluriannuel pour mettre en place une allocation d’autonomie en 2017

–   Un investissement budgétaire dans les universités pour financer un plan national pour la réussite en premier cycle

 

Le marché du travail ne doit plus être synonyme de bizutage social

Les jeunes sont la génération la plus qualifiée, mais aussi la moins bien reconnue sur le marché du travail. La multiplication des dispositifs spécifiques et des subventions publiques n’est pas la solution, c’est un accès au droit commun que réclament les jeunes. L’UNEF revendique :

– La reconnaissance du diplôme dans les conventions collectives pour que les jeunes soient rémunérés à hauteur de leurs qualifications

– L’ouverture du RSA au moins de 25 ans pour en finir avec une discrimination qui impose aux jeunes la précarité ou les contraint à accepter n’importe quel emploi sous-qualifié

– La taxation de l’ensemble des CDD et contrats courts et le conditionnement des aides publics aux entreprises à l’embauche en CDI

L’UNEF appelle les jeunes à manifester le 1er mai, au côté des salariés. Dès la rentrée prochaine, le gouvernement doit investir dans la jeunesse, pour en finir avec la précarité et préparer l’avenir !