Gratification des stages : des avancées importantes au Sénat qui ne doivent pas être remises en cause

La proposition de loi sur les stages a été examinée en commission du Sénat les 6 et 7 mai. A cette occasion, les sénateurs ont voté des amendements importants qui augmentent la gratification minimale (de 436 à 523 euros par mois) et abaissent le seuil à partir duquel la gratification devient obligatoire (de 2 à 1 mois).

 

L’UNEF se félicite du vote de ces amendements, qui représentent des avancées importantes pour lutter contre la précarité des jeunes. 

Si l’augmentation de la gratification est modeste, elle représente un signe important pour les étudiants en stage, en particulier les plus précaires ou ceux qui sont contraints de travailler à coté de leurs études pour les financer. Pour ces derniers, le stage impose d’interrompre leur activité salariée et leur fait perdre la principale ressource pour financer leurs études.

De la même façon, l’abaissement de la durée du stage qui rend sa gratification obligatoire est positif. 50% des stages ne sont pas rémunérés, le plus souvent avec des entreprises qui proposent des stages d’exactement deux mois, pour échapper à la réglementation. Pour ces stagiaires, dont l’activité se limite rarement à un simple stage d’observation, accéder à une gratification est un minimum.

Alors que les jeunes sont plus que jamais confrontés à la précarité pendant leurs études et sur le marché du travail, ces amendements font partie des rares mesures qui concrétisent la priorité jeunesse du Président de la République.

Lors de l’examen de la loi en séance plénière du Sénat et en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, il serait incompréhensible que ces avancées soient remises en cause par les parlementaires où le gouvernement.

 

L’UNEF exige que l’amélioration de la gratification soit sanctuarisée et dénoncera toute tentative de revoir à la baisse l’ambition de la proposition de loi.

L’UNEF continuera également de revendiquer des améliorations de la proposition de loi, notamment sur la définition des abus de stage et l’augmentation du niveau de gratification en fonction de la qualification des étudiants.