15 mai : la précarité n’est pas une fatalité !

Tract 15 Mai modifiableDeux ans après l’élection de François Hollande, la jeunesse ne semble plus être une priorité pour le gouvernement. Aucune mesure ambitieuse n’est à l’ordre du jour. C’est même pire. Les 50 milliards de réduction des dépenses publiques risquent de fragiliser le financement de notre système éducatif et de notre protection sociale, avec une dégradation de nos conditions de vie à la clef. Dans le secteur de l’éducation, le gouvernement a pris des engagements, avec le maintien de la création des 60 000 postes et la stabilisation des frais d’inscription à l’université, mais nous n’acceptons pas le statuquo ! Les universités sont en pleine crise financière, les conditions d’études se dégradent et la moitié des étudiants sont contraints de travailler à côté de leurs études pour les financer. Le quotidien des jeunes, c’est la précarité pendant les études et sur le marché du travail. Le gouvernement se préoccupe d’avantage de la réduction des dépenses publiques que de notre avenir, mais ce n’est pas une fatalité ! C’est l’engagement collectif qui nous permettra de nous faire entendre. Quand le gouvernement voulait supprimer les APL des étudiants non boursiers pour faire des économies, c’est notre mobilisation qui lui a imposé de faire marche arrière. En défilant le jeudi 15 mai aux côtés des syndicats de salariés, les jeunes et étudiants envoient un message clair au gouvernement : des mesures fortes doivent être prises dès la rentrée prochaine, pour renforcer notre service public et sortir les jeunes de la précarité !

Investir dans nos formations : étudier est un droit !

99b147ec-c9d8-11e1-ad8a-1802126312bb-493x328-300x199La création annoncée de 1000 postes par an dans l’enseignement et les 60 000 postes par an dans le secondaire, ne rassurent pas les jeunes quant à l’avenir de leur formation. Universités en concurrences les unes avec les autres, difficultés financières importantes … cette situation ne permet plus aux établissements d’enseignement supérieur d’assurer leurs missions de service public soit permettre l’accès et la réussite de tous dans les études supérieures. Entre capacité d’accueil et suppression d’heures de cours voire de filières, c’est la démocratisation de l’enseignement supérieur qui marque un coup d’arrêt. Ce sont les étudiants qui en subissent les conséquences avec une dégradation de leurs conditions d’études et une augmentation de l’échec universitaire.

L’UNEF revendique pour la prochaine rentrée un plan national pour réformer nos formations :

Un investissement dans les universités, fléché vers la rénovation des bâtiments, l’amélioration de l’encadrement, le maintien des sites universitaires de proximités…

Une amélioration de la pédagogie pour adapter les formations aux besoins de tous les étudiants et en finir avec la sélection sociale dans l’enseignement supérieur

 

Stop à la précarité : un droit au logement pour tous !

imagesLa mobilisation des étudiants a permis de faire reculer le gouvernement et d’empêcher la suppression des APL pour les étudiants non-boursiers, mais la bataille doit continuer. Pour atteindre son objectif de 50 milliards d’économie, le gouvernement a choisie de geler la plus part des prestations sociales… y compris les APL ! Nos aides augmenteront moins vite que le prix des loyers et la galère pour payer son loyer va s’aggraver.

Parce que l’accès à un logement est une condition indispensable de l’autonomie et une condition importante dans l’accès aux études, l’UNEF revendique le dégel et la revalorisation des APL de 25%. Les APL ont en effet augmenté deux fois moins vite que les loyers depuis 2001.

 

Réformer le système de bourses : une allocation d’autonomie universelle !

Tract 15 Mai modifiafbleLes études sont synonymes de précarité, entre la dépendance familiale et les petits boulots qui nuisent à la réussite des étudiants. C’est la responsabilité d’un système de bourses insuffisant et inadapté : il concerne moins de 30% des étudiants et le montant des bourses ne permet pas de vivre correctement. Le gouvernement s’était engagé à investir régulièrement dans le système de bourse pour mettre en place une allocation d’autonomie d’ici la fin du quinquennat, mais l’annonce des 50 milliards d’euros d’économie est passée par là.

Nous refusons d’être condamnés à la précarité au nom des économies budgétaire, c’est pourquoi l’UNEF revendique :

Un investissement de 100 millions d’euros dans le système de bourse dès la rentrée prochaine, pour augmenter le nombre et le montant des bourses

L’engagement d’un investissement pluriannuel pour mettre en place une allocation d’autonomie en 2017, afin que tous les étudiants soient protégés de la précarité