La rentrée ne doit pas rimer avec austérité

Le débat parlementaire s’est engagé autour du projet de loi de finance rectificatif (PLFR). L’UNEF exprime sa plus vive inquiétude quant aux orientations économiques prévues et qui toucheront les jeunes. En accélérant le rythme de réduction des dépenses publiques, que ce soit sur les opérateurs du service public ou sur les prestations sociales, le gouvernement met en péril la possibilité pour les jeunes d’accéder à un diplôme de qualité.

L’UNEF interpelle les parlementaires qui débattent en ce moment même des orientations budgétaires fixées par le gouvernement. Dans le contexte de crise que nous connaissons, il est indispensable de préserver la possibilité pour tous les jeunes d’accéder à une formation de qualité.

L’UNEF se joint à la mobilisation appelée par l’intersyndicale de l’enseignement supérieur, ce jour, à 14h30, à l’Assemblée Nationale.

Annulation de crédits dans l’enseignement supérieur : le gouffre financier des universités se creuse

Alors même que les universités traversent une grave crise financière (25% en déficit), le gouvernement prévoit une annulation de crédits de 189 millions d’euros, 112 millions hors réserves. Ces orientations économiques annoncent une rentrée particulièrement difficile. Déjà en 2013, les difficultés budgétaires des universités ont entraîné la suppression d’heures de cours en TD/TP,  la suppression de filières… C’est l’accès à un diplôme de qualité qui est remis en cause.

L’UNEF exige :

– La suppression des annulations de crédits pour l’année 2014

– Un réinvestissement fléché vers les formation. Les moyens du grand emprunt et du crédit impôt recherche sont autant d’argent qui peuvent être investis dans la réussite des étudiants.

Menaces sur les prestations sociales, quelles conditions de rentrée pour les étudiants ?

La rentrée 2014 s’annonce particulièrement difficile pour les étudiants. Selon l’OVE, un étudiant sur deux exprime des difficultés financières. Une situation qui s’aggravera si rien n’est fait sur le pouvoir d’achat. Si l’UNEF se félicite qu’un amendement en commission soit revenu sur le gel des APL, nous restons particulièrement inquiets du silence autour de la montée en charge de la réforme des bourses, engagement du Président de la République.

L’UNEF exige :

– Le financement de la deuxième étape de la réforme des bourses pour remplir l’engagement d’une réforme à hauteur de 200 millions d’euros.  Cela doit permettre aux étudiants boursiers échelon 0 de passer à l’échelon supérieur, 0bis.

– La revalorisation des bourses sur l’inflation

– Le maintien de l’augmentation des APL

– L’intégration des étudiants boursiers aux publics précaires éxonérés de la taxe d’habitation et de la revance télévisuelle