Coût de la rentrée pour les étudiants : l’UNEF appelle à manifester

Benoit Hamon et Geneviève Fioraso ont annoncé le financement de la deuxième étape de la réforme des bourses. Elle permettra à 77 500 étudiants d’accéder à une aide de 1000 euros par an et de voir leurs conditions de vie s’améliorer à la rentrée. Ces annonces sont positives mais le sujet du coût de la rentrée pour les étudiants n’est toujours pas réglé.

Ce sont les 2,3 millions d’étudiants, dont plus de 600 000 boursiers, qui s’inquiètent d’un décrochage de leur pouvoir d’achat à la rentréeSans mesures fortes de la part du gouvernement, l’inflation et la crise sociale qui frappent les familles risquent de dégrader les conditions de vie de la majorité des étudiants.

Contre l’augmentation des dépenses obligatoires

Les frais d’inscription à l’université, la cotisation à la sécurité sociale étudiante et le prix du ticket de restauration universitaire du CROUS sont les trois tarifs que le gouvernement devra fixer dans les jours qui viennent. L’UNEF met en garde le gouvernement : il serait inacceptable de faire les poches des étudiants pour financer le service public.

L’UNEF revendique un gel des dépenses obligatoires pour qu’elles ne pèsent pas d’avantage dans le budget des étudiants. C’est la responsabilité de l’Etat de financer les universités et les CROUS à la hauteur de leurs besoins pour qu’ils remplissent leurs missions.

Revalorisation des bourses : les étudiants victimes du plan d’économie du gouvernement ?

Ces deux dernières rentrées, le montant des bourses a été revalorisé au niveau de l’inflation. Des mesures indispensables pour préserver le pouvoir d’achat des étudiants boursiers. Depuis, le Premier Ministre a annoncé le gel de l’ensemble des aides sociales jusqu’à la fin du quinquennat pour financer le plan d’économie de 50 milliards d’euros.

L’UNEF refuse que les étudiants boursiers, donc les plus précaires, payent les conséquences de l’austérité. Si le gouvernement s’obstine dans ce choix, il rentrera dans le même engrenage que la précédente majorité, avec comme conséquence le décrochage du pouvoir d’achat des boursiers et une précarisation du milieu étudiant.

L’UNEF revendique une revalorisation des bourses au-dessus du niveau de l’inflation pour préserver le pouvoir d’achat des étudiants. Une mesure qui devra être renouveler à chaque rentrée jusqu’à la fin du quinquennat.

L’UNEF appelle les étudiants à un rassemblement contre la précarité,à l’occasion du Conseil d’Administration du CNOUS qui votera le prix du ticket de restauration universitaire :

 Vendredi 10h au 147 rue de l’université à Paris.

 

L’UNEF lancera  de nouvelles actions tous au long du mois de juillet jusqu’à ce que les étudiants soient entendus. Alors que la crise sociale enfonce les jeunes dans la précarité, il serait inacceptable que les décisions du gouvernement dégradent d’avantage les conditions de vie des étudiants à la rentrée.