Grande Conférence sociale Les jeunes feront entendre leur voix

Les 7 et 8 juillet se déroulera la 3ème Grande Conférence Sociale du quinquennat de François Hollande. C’est également la première à laquelle des organisations de jeunesse, l’UNEF et l’UNL, sont invitées.

Où est le dialogue social ?

Pour une fois, le gouvernement permet à des organisations de jeunesse de participer à un débat qui les concerne en premier lieu : l’emploi des jeunes. Deux ans après l’élection de François Hollande, alors que sa politique d’emploi ne permet ni d’inverser la courbe du chômage ni de tenir les engagements pris envers les jeunes, il était indispensable d’organiser ce cadre de concertation.

L’UNEF se félicite de pouvoir faire entendre la voix des jeunes à l’occasion de la Grande Conférence Sociale, mais le syndicat étudiant est beaucoup plus septique vis-à-vis de la volonté du gouvernement de prendre en compte ses revendications.

La préparation de la Grande Conférence Sociale a clairement montré que le gouvernement était beaucoup plus attentif aux exigences du patronat qu’à celles des organisations de jeunesse ou des syndicats de salariés.

L’UNEF rappelle au gouvernement que le dialogue social ne peut pas être à sens unique : ce sont également les exigences des jeunes qui devront être posées sur la table de la Grande Conférence Sociale.

 

Il faut un tournant dans la politique d’emploi !

Les jeunes refusent d’attendre un hypothétique redressement économique pour en finir avec le bizutage social qu’ils subissent sur le marché du travail. Faire respecter les droits des jeunes, l’accès à une formation et à un emploi stable rémunéré à hauteur de leurs qualifications, est même une condition indispensable pour retrouver la croissance et rétablir l’équilibre des comptes sociaux.

Alors que le chômage des jeunes, déjà à 25%, est reparti à la hausse ces derniers mois, l’UNEF demande au gouvernement d’ouvrir 4 chantiers et de pousser les partenaires sociaux à s’y investir :

– En finir avec le mille-feuilles de l’accompagnement vers l’emploi et avancer vers le droit commun. La simplification des dispositifs a disposition des missions locales (garantie jeune, CIVIS…) et leur montée en charge doit permettre d’assurer un droit à l’accompagnement et à une aide financière équivalente au RSA pour tous les jeunes.

– Reconnaitre les qualifications et le droit à un emploi stable. La reconnaissance des qualifications dans les conventions collectives et le conditionnement des exonérations de cotisation sociale à l’embauche en CDI doivent permettre de lutter contre le déclassement que subissent les jeunes et qui pénalise l’ensemble de leur évolution de carrière.

– Mieux protéger les jeunes en apprentissage pour en faire un véritable outil de formation. L’amélioration des conditions de travail et de rémunération des apprentis est une condition indispensable pour développer ce dispositif.

– Prendre en compte la diversité des parcours pour amener tous les jeunes à une qualification. Quels que soit les motifs de rupture dans le parcours scolaire, le service public a la responsabilité de proposer une qualification à tous les jeunes, notamment à travers des dispositifs de validation des acquis renforcés.

L’UNEF détaille ces 4 chantiers dans une contribution à l’intention du gouvernement et des partenaires sociaux.

L’UNEF rappelle au gouvernement que sa volonté de faire avancer ou non les droits des jeunes à l’occasion de la Grande Conférence Sociale sera un signal déterminant pour le climat social de la rentrée.

 

Retrouvez la contribution de l’UNEF ici : Contribution de l’UNEF – Grande conférence sociale