Changement de ministre, mais les priorités des étudiants restent les mêmes

La composition du deuxième gouvernement de Manuel Valls vient d’être annoncée. Benoit Hamon a été remplacé par Najat Vallaud-Belkacem, nouvelle ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Le jeu de chaises musicales au gouvernement est bien éloigné des préoccupations étudiantes. En revanche, c’est la confirmation par le Premier Ministre de son cap politique, en particulier la réduction des dépenses publiques, qui inquiète les jeunes.

La nouvelle Ministre ne doit pas être celle du renoncement. Il ne serait pas acceptable d’abandonner la priorité jeunesse ou, pire encore, de remettre en cause les droits des jeunes au nom de l’austérité.

La  rentrée doit être l’occasion de relancer les chantiers sur lesquels le gouvernement s’est engagé, pour que l’enseignement supérieur assume son rôle d’ascenseur social.

L’UNEF demande à être reçue par la nouvelle Ministre de l’Education Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Poursuivre l’investissement dans le système de bourses pour tenir l’engagement d’allocation d’autonomie

La semaine dernière, l’UNEF interpellait le gouvernement sur la hausse de 2% du coût de la vie étudiante à la rentrée. Une hausse qui rend de plus en plus difficile le financement des études par les familles et aggrave les conditions du salariat étudiant.

La faiblesse du système de bourses, qui ne concerne que 25% des étudiants, est une des principales explications de la précarité. L’UNEF revendique un investissement dans le système de bourses pour la prochaine rentrée :

-Les 100 000 étudiants dont le revenu des parents est inférieur au revenu médian mais qui ne bénéficient pour l’instant d’aucune aide doivent accéder au système de bourses

-Le montant de la bourse maximale doit être revalorisé de 50 euros pour atteindre le montant d’un RSA

La priorité donnée à la réussite doit se concrétiser dans les universités

Si la loi sur l’enseignement supérieur de 2013 faisait de la réussite étudiante une priorité, elle ne s’est pas traduite par une amélioration des conditions d’études. Les déclarations des ministres successifs se sont heurtées à la pénurie budgétaire et à l’autonomie des établissements.

Faire reculer l’échec universitaire est une condition indispensable pour mieux former les nouvelles générations et sortir de la crise économique. L’UNEF revendique un plan national pour la réussite :

-La réorientation de 1 milliard d’euro du Crédit Impôt Recherche et des Investissements d’Avenir pour financer les premiers cycles universitaires

-Le fléchage de ces moyens vers des plans pour la réussite, élaborés avec les élus étudiants, qui permettent d’améliorer l’encadrement et la pédagogie des formations universitaires