L’UNEF soutient la mobilisation des étudiants en travail social

Les étudiants en travail social se mobilisent !

 Depuis plusieurs semaines, des étudiants en travail social s’organisent partout en France. A Montpellier avec les étudiants de Nîmes, ils ont organisé des actions de blocage de l’hôtel de la région et de l’agence régional de santé. A Clermont-Ferrand, ils manifestent aux côtés des étudiants de l’université à près de 900. En région parisienne, ils étaient 500 dans la rue le 16 octobres aux côtés des salariés…

La gratification des stages doit être assurée !

 Cette situation est liée aux problèmes qu‘ils rencontrent pour trouver des stages et donc de pouvoir continuer et valider leur formation. Depuis le mois de juillet 2013, le gouvernement a augmenté et étendu la gratification pour les stagiaires de plus de deux mois. Cette avancée était importante pour sortir les étudiants en formation du travail social de la précarité. Mais rien n’a été fait pour permettre que le secteur public ou les associations financées par le public, puissent mettre en place cette mesure. Ainsi ce sont des centaines d’étudiants qui se voient refuser par des structures faute de moyens.

Des moyens pour nos droits sociaux !

 Cette situation dramatique existait déjà l’année dernière, les étudiants en travail social en se mobilisant avaient déjà alerté le gouvernement. Face à cela, 4,6 millions d’euros ont été débloqués pour assurer la gratification, montant largement insuffisant face aux 70 millions d’euros demandés et nécessaires pour pouvoir gratifier tous les étudiants. Pire encore, ces moyens n’ont pas été fléchés et n’ont pas été totalement utilisés pour financer les stages.

Solidaire de la mobilisation des étudiants en travail social, l’UNEF exige que leurs revendications soient entendues :

-Un budget de 70 millions d’euros fléché pour permettre aux structures d’accueillir et assurer la gratification des stagiaires

-Une gratification à hauteur des besoins, pour arrêter de cumuler formation, stages et un emploi à côté : contre la triple journée de travail !

-La reconnaissance de leurs niveaux d’études : quand on étudie trois ans on est reconnu à BAC + 3.