Face au mépris, il faut la vérité sur la mort de Rémi Fraisse

Le Monde vient de publier de nouvelles informations sur la mort de Rémi Fraisse. Des informations qui confirment la responsabilité des pouvoirs publics et l’opacité qu’ils ont entretenue autour de ce drame.

Tout d’abord, les révélations du Monde confirment les consignes « d’extrême fermeté vis à vis des opposants » qui ont été données aux forces de l’ordre. Une « fermeté » qui avait comme seul objectif d’imposer à tout prix la poursuite du chantier du barrage et qui a eu pour conséquence la mort d’un homme.

Ensuite, les révélations du Monde confirment que les pouvoirs publics ont pris immédiatement connaissance des conditions de la mort de Rémi Fraisse. La stratégie de communication qui a suivi relève, au mieux, d’un profond mépris envers ce drame, au pire, d’une volonté de dissimuler la vérité.

Les jeunes sont en colère. Le respect et la vérité sont les premières exigences qui doivent s’imposer après la mort d’un manifestant. Des principes qui n’ont pas été respectés.

L’UNEF exige toute la vérité sur ces événements et la dissimulation d’informations qui a suivi.

L’UNEF appelle les jeunes à manifester demain à 11h à Nation.

L’UNEF rappelle également au gouvernement que les interdictions de manifestation ou la fermeture d’une université, comme à Rennes 2, sont les pires réponses face à l’indignation des jeunes et leur volonté de se mobiliser.