L’UNEF confirme sa place de première organisation dans les CROUS et exige un plan d’action sociale dès la rentrée !

Du 17 au 27 novembre, les étudiants ont voté pour choisir leurs représentants dans les conseils d’administration des CROUS. Avec plus de 36% des voix et 77 élus, l’UNEF confirme sa place de première organisation étudiante dans les CROUS et devance de 7 élus la deuxième organisation étudiante.

Les étudiants se sont exprimés, le gouvernement doit les entendre

Depuis la rentrée, l’ensemble des candidats des listes de l’UNEF ont fait campagne auprès des étudiants pour revendiquer un nouvel investissement dans le système de bourse et défendre le projet d’allocation d’autonomie. Les étudiants ont envoyé un message très clair au gouvernement : il serait inacceptable d’abandonner le combat contre la précarité étudiante au nom des économies budgétaires !

Il faut ouvrir des négociations dès maintenant

Les insuffisances d’un système de bourse, qui exclut 75% des étudiants, appellent des réponses urgentes. Le statuquo, dans un contexte de crise sociale, se traduirait par une dégradation des conditions de vie des étudiants et un renforcement de la sélection sociale dans l’accès aux études. La poursuite de l’investissement dans le système d’aide sociale pour mettre en place une allocation d‘autonomie d’ici la fin du quinquennat est plus que jamais d’actualité.

L’UNEF exige du gouvernement l’ouverture immédiate de négociations et fait entendre ses revendications pour la prochaine rentrée :

– L’accès de 100 000 étudiants supplémentaires à l’échelon de bourse 0bis

– La revalorisation des bourses de 20% et leur versement à date fixe au début de chaque mois

– Le doublement du nombre d’aides d’urgence du CROUS pour les étudiants autonomes

– Un gel des frais obligatoires (frais d’inscription et sécurité sociale, tarifs des restaurants et cafétérias universitaires…)

Les étudiants ne se résignent pas, ils revendiquent un droit à l’avenir

Au milieu du quinquennat de François Hollande, l’expression des étudiants à l’occasion des ces élections a une portée particulière. Les étudiants ont exprimé leur refus d’un avenir de précarité, pendant leurs études et leur accès à l’emploi. Plus que jamais, ils réclament une alternative à l’austérité et un investissement dans la jeunesse pour sortir de la crise.

Les étudiants continueront à faire entendre cette exigence, en particulier le 11 décembre en participant à une journée nationale de mobilisation pour défendre le budget de leurs universités.