Conseils d’Administration dans les universités : les étudiants restent mobilisés contre la pénurie !

Etablissement par établissement, les conséquences de la pénurie

 Les premiers votes de budgets dans les Conseils d’Administration des universités confirment les conséquences de la pénurie budgétaire. Certains établissements se retrouvent dans des situations critiques,  effectuent des coupes dans leurs fonds de roulement pour assurer leur équilibre ou pire, réduisent le financement de l’offre de formations à travers des gels de postes et des suppressions d’heures de cours.  Annoncé par le gouvernement suite à la mobilisation du 11 décembre, le retrait de la coupe budgétaire de 70 millions d’euros dans le budget de l’enseignement supérieur est loin de répondre aux difficultés des établissements d’enseignement supérieur.

 Avec le report de nombreux votes de budgets d’universités, la mobilisation des étudiants continue !

 De nombreux rassemblements  ont été organisés  devant les Conseils d’Administration des universités pour dénoncer les conséquences de l’austérité :

-A l’université de Bordeaux qui annonce près de 55 postes gelés pour la rentrée, une centaine de manifestants ont obtenu le report du vote du budget.

-A l’université de Versailles Saint Quentin, ou la filière STAPS est supprimée et ou les capacités d’accueil sont renforcées, des personnels et des étudiants ont également obtenu le report du Conseil d’Administration.

-A l’université de Strasbourg, qui voit son budget à destination des formations baisser, une centaine de manifestants ont occupé le Conseil d’Administration.

– A l’université de Toulouse 3, tous les TP de L1 de biologie ont été supprimés et des capacités d’accueil ont été mise en place en STAPS. Les membres du Conseil d’administration ont voté le report du vote du budget  début 2015 suite à un rassemblement des étudiants.

– A l’université de  Toulouse  2,  le  budget présenté ne permettait pas de prendre en compte la hausse du nombre d’inscrits. A l’IEP  de Toulouse, les frais d’inscriptions ont augmenté de manière très importante pour les étudiants. Pour ces deux établissements,  les manifestants ont également obtenu le report du vote des budgets.

Un statuquo inacceptable

 Cette mobilisation autour des Conseils d’Administration budgétaires est sans précédent. Le nombre de rassemblements organisés ainsi que la part importante de votes repoussés traduisent la forte contestation que provoque le budget des universités pour l’année 2015.

C’est au moins 150 millions qu’il manque aux universités pour préserver les étudiants de nouvelles coupes budgétaires. Une somme qui ne prend d’ailleurs pas en compte l’engagement du gouvernement de créer 1000 postes et le financement des réformes du premier cycle universitaire  pourtant indispensables pour assurer la réussite des étudiants.

L’UNEF donne rendez-vous à la rentrée pour relancer la mobilisation et exiger du gouvernement des moyens supplémentaires pour les universités pour qu’elles puissent assurer leur mission de service public.