Soirée des carabins de Bordeaux : il faut en finir avec les affiches sexistes !

Le 4 janvier 2014, les Carabins de Bordeaux (association membre des réseaux Inter’Assos, Fédération Aliénor et FAGE) ont publié sur leur page Facebook un événement intitulé « La Reine des Verges » pour une soirée étudiante (affiche ci-après).

affiche bdx

 

Cette affiche représente l’héroïne d’un dessin animé dont les formes et l’attitude ont été sexualisées à l’extrême. Cette image rappelle clairement les stéréotypes machistes, sexistes et les codes pornographiques : une femme à moitié dénudée, blonde, la bouche entrouverte. Il est également inscrit sur l’affiche « Il fait plus chaud à l’intérieur qu’à l’extérieur ».

La question n’est pas de juger le bon ou mauvais goût de cette affiche, ni même la possibilité de représenter la  sexualité sur des affiches d’associations étudiantes. Ce sont les stéréotypes véhiculés par la multiplication de ces affiches qui posent problème : les femmes sont systématiquement considérées comme des objets sexuels à disposition des hommes.

Le corps des femmes n’est pas un objet !

Les jeunes femmes représentent une catégorie de la population surexposées aux violences sexuelles. Dans ce contexte, faire la promotion d’une soirée en utilisant la femme-objet et sous-entendant que le fait d’acheter un ticket d’entrée donnerait le droit de s’approprier le corps d’une femme est particulièrement dangereux.

L’UNEF tient à réaffirmer que l’université ne doit pas être un lieu où ce genre de stéréotypes est véhiculé mais au contraire un espace pour permettre aux jeunes de construire une société de l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’UNEF dénonce cette soirée et l’affiche qui en fait la publicité et appelle à son boycott par les étudiants.

L’UNEF interpelle les partenaires privés de cette soirée (BNP-PARIBAS, NOOÏ, CMV Médiforce, Groupe Pasteur Mutualité, MACSF, La Médicale) et leur demande de retirer leur soutien.

L’UNEF interpelle l’Université de Bordeaux et l’UFR de Santé afin qu’ils prennent position pour condamner la tenu d’un tel évènement et empêchent la diffusion des supports de communication de cette soirée dans les locaux universitaires.

L’UNEF demande également que l’Université de Bordeaux prenne ses responsabilités et mène un travail auprès des associations étudiantes qu’elle héberge afin de les sensibiliser aux questions d’égalité femmes-hommes.