40 ans de combat pour l’avortement: et ça continue!

Après des années de lutte, le 17 janvier 1975 était votée la loi IVG, qui autorise les femmes à avorter dans des conditions sûres et légales. En 40 ans, ce droit a continué de faire l’objet de batailles féministes, dans lesquelles les jeunes ont pris toute leur place (allongement des délais, suppression de la clause de détresse…) jusqu’au remboursement complet de l’IVG, voté dans le Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale 2013.

Pourtant, les détracteurs de ce droit ont été nombreux à s’exprimer, en France et en Europe. En Espagne, un projet de loi visant à réduire le droit de recours à l’IVG a soulevé les protestations du peuple espagnol, soutenu partout en Europe. En France, les attaques se sont concrétisées à travers les baisses de subventions aux associations accompagnant les femmes, ou encore par des fermetures de centres IVG.

Le droit à l’avortement est donc une bataille de tous les instants, à laquelle l’UNEF prend part depuis de nombreuses années.

Le17 janvier, mobilises toi pour le droit à l’avortement et l’égalité femmes-hommes

L’UNEF appelle tous les étudiants à participer aux différents évènements organisés le samedi 17 janvier pour continuer le combat permanent qu’est celui du droit à disposer de son corps.

Viens débattre à Paris pour le droit à l’avortement

Ce même jour, à l’initiative du collectif « Féministes en mouvements », qui rassemble 44 associations dont l’UNEF, et regroupe environ 10 000 adhérents, un grand événement sera organisé à Paris, Mairie du 4ème arrondissement. Plus de 400 personnes, venant de toute l’Europe, sont attendues. Tables rondes, expositions, one woman show, reviendront sur la défense du droit à l’avortement autour du mot d’ordre « Bouger pour l’IVG ». Des personnalités politiques seront également présentes dont Anne Hidalgo, maire de Paris, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et de Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat aux droits des femmes. Le président de l’UNEF William Martinet participera à la ronde « Duo-échanges entre deux générations de militant-es pour l’avortement » à 10h.

Retrouve toutes les informations ici =>  http://bougezpourlivg.fr/

Participe à la manifestation parisienne

Un rassemblement est également organisé à 14h30 à la Bastille à Paris.   Il essentiel d’être nombreuses et nombreux à la pour rappeler que les droits des femmes sont une condition majeure de la démocratie et sont un enjeu de justice sociale. C’est à travers nos mobilisations que ce droit s’est renforcé et que les arguments conservateurs ont reculé. Encore aujourd’hui, faisons entendre notre voix !

La liberté d’avorter pour toutes les femmes d’Europe

En Europe, la généralisation du droit à l’IVG est loin d’être acquise. Certains pays tentent de revenir en arrière. D’autres refusent d’avancer. Malte, l’Irlande, Chypre, et la Pologne cèdent face aux conservatismes politiques et religieux, continuent d’interdire le droit à l’IVG ou y imposent des conditions drastiques. L’Espagne a tenté d’en faire de même récemment avant de reculer face à la mobilisation citoyenne

Il n’est plus possible d’attendre : l’Union Européenne doit garantir et protéger la liberté d’avorter.  A l’initiative du collectif les « Féministes en mouvements ») une pétition est lancée pour que le droit à l’avortement soit une réalité pour toutes les femmes d’Europe et soit inscrit dans la Charte européenne des droits fondamentaux pour toutes les européennes.

Signe la pétition ici =>

https://secure.avaaz.org/fr/petition/gouvernements_dEurope_Nous_voulons_le_droit_a_lavortement_pour_toutes_les_femmes_dEurope

Agir dans l’enseignement supérieur pour faire avancer les droits des femmes

Au cours de nos études, nous pouvons agir. Que ce soit à travers la lutte contre les dérives sexistes des évènements festifs étudiants, ou en changeant le contenu des formations pour y intégrer pleinement les questions d’égalités, les chantiers sont nombreux. L’UNEF revendique notamment :-

-La création de missions égalité femmes-hommes dans les universités, chargées de mettre au jour les discriminations sexistes dans les établissements et d’ouvrir le débat.

-L’intégration de modules d’études du genre dans les formations

-L’intégration dans les formations de santé de la question de l’IVG, notamment dans la formation des futurs médecins.