Mobilise-toi pour défendre tes conditions d’étude !

 

Edito

Les difficultés budgétaires des universités ne datent pas d’hier, mais elles deviennent de plus en plus inquiétantes. Cette année, il leur manquera 200 millions d’euros pour fonctionner correctement. Le problème n’est pas seulement comptable : la pénurie aura des conséquences sur nos conditions d’étude. Pour équilibrer leurs budgets, les universités devront supprimer des postes d’enseignants, fermer des options, limiter le nombre de places dans certaines filières, repousser la rénovation des locaux…

En faisant des économies sur le dos de nos universités, le gouvernement fait un choix inacceptable qui remet en cause notre réussite pendant les études. Obtenir un diplôme de qualité pour trouver du travail ne doit pas être un privilège, mais un droit pour tous les étudiants !

Sans moyens supplémentaires, non seulement nos conditions d’études vont continuer à se dégrader, mais on nous demandera bientôt de financer nousmême les universités avec une augmentation des frais d’inscription. Le gouvernement l’a déjà fait dans plusieurs écoles publiques cette année : Mines et Télécom, Ponts et Chaussées, Centrale Paris…

En manifestant au mois de décembre, nous avons déjà obtenu que le gouvernement revienne sur une coupe budgétaire de 70 millions d’euros. Ce n’est pas suffisant, mais c’est la preuve que la mobilisation permet de faire bouger les lignes. Il suffirait de réorienter une partie du Crédit Impôt Recherche, une subvention de l’Etat pour financer la recherche des grandes entreprises, pour régler définitivement le problème de financement de nos universités.

Avec cette campagne, l’UNEF te propose de t’impliquer dans la mobilisation. Tu peux répondre au questionnaire (en cliquant ici), pour nous faire remonter les difficultés que provoque la pénurie budgétaire dans ta filière et participer à nos actions. C’est l’engagement collectif qui permettra d’améliorer nos conditions d’étude !

La pénurie budgétaire dans les universités

Les universités sont un pilier de notre service public d’enseignement supérieur. L’absence de sélection à l’entrée permet une reproduction sociale moins forte que dans les grandes écoles. Le lien entre la formation et la recherche participe à la qualité de nos diplômes.

Les universités pourraient donc assurer une formation de qualité à tous les jeunes… si elles en avaient les moyens ! Galérer pendant nos études à l’université n’est pas une fatalité, c’est la conséquence de la pénurie budgétaire imposée par le gouvernement. Quand une université est quatre fois moins bien financée qu’une grande école, comment s’étonner de nos conditions d’étude ?

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Défendre un service public ouvert à tous

En utilisant la pénurie budgétaire comme argument, certains présidents d’université n’hésitent pas à expliquer qu’il faut abandonner les principes du service public. Ils concentrent les moyens de leurs universités sur des filières sélectives réservées à une minorité d’étudiants, au détriment des autres. Cette inégalité est inacceptable : ce sont tous les étudiants qui ont besoin d’une formation de qualité !

Quelles sont les conséquences de la pénurie budgétaire

dans ta filière ? Remplis le questionnaire !

 

Locaux universitaires, encadrement et pédagogie… Pour que chaque étudiant puisse donner son avis sur ses conditions d’études, l’UNEF lance son questionnaire sur les conséquences de la pénurie budgétaire ! Imprime le questionnaire, détaille les problèmes que tu rencontres dans ta filière et remets ce coupon à un militant de l’UNEF !

Clique ici pour participer !

Mobilise-toi pour défendre tes conditions d’études !

Recenser tous les problèmes posés par la pénurie budgétaire dans chaque filière est une première étape indispensable, mais elle ne suffit pas ! Il faudra se mobiliser pour mettre les présidents d’université et le gouvernement sous pression afin d’obtenir satisfaction. Plus nous serons nombreux à nous engager, plus nous aurons de poids pour améliorer nos conditions d’étude.

Revendique des moyens pour ton université !

200 millions d’euros :

C’est le financement supplémentaire dont ont besoin les universités pour équilibrer leur budget sans avoir à faire de coupes budgétaires qui dégraderont nos conditions d’étude.

Réorienter les moyens du Crédit Impôt Recherche :

Les caisses de l’Etat sont vides ? Il dépense pourtant chaque année 6 milliards d’euros avec le Crédit Impôt Recherche. Cette subvention finançant la recherche des grandes entreprises est très critiquée, notamment par la Cour des Comptes, parce qu’elle est coûteuse et peu efficace. Réorienter une partie de ces moyens permettrait de régler le problème de financement du service public d’enseignement supérieur et de recherche.

Flécher les financements vers nos formations :

Plutôt que de laisser les présidents d’université profiter de l’autonomie pour creuser les inégalités de financement entre les formations, les moyens devraient être fléchés par l’Etat pour assurer la qualité de tous les diplômes et la réussite de tous les étudiants.

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