Les étudiants se mobilisent à Orsay contre les problèmes budgétaires !

Une politique universitaire désastreuse pour les étudiants :

Cette année, il manquera 200 millions d’euros dans l’enseignement supérieur pour garantir le bon fonctionnement des universités. Un budget largement insuffisant, les étudiants de Paris-Sud peuvent en témoigner depuis leurs locaux, salles de cours, et amphithéâtres délabrés et non chauffés.

Pour l’année 2015, une nouvelle coupe, à hauteur de 5.8 millions d’euros, touche l’université de Paris-Sud. En s’accommodant de ce manque de dotation de la part de l’Etat, et dans une logique d’équilibre budgétaire, la présidence de Paris-Sud a fait le choix d’une politique néfaste aux étudiants. Ce sont eux qui en payent le prix avec la suppression de postes d’enseignants, de cours, ou des dispositifs d’aide à la recherche de stages … les conditions d’étude se détériorent encore à l’université.

Les étudiants se mobilisent pour des formations de qualité :

Les étudiants de Paris-Sud se sont réunis en assemblée générale avec les enseignants, chercheurs et personnels, participant à l’émergence d’un mouvement budgétaire. Plus de 500 étudiants se sont mobilisés pour défendre la qualité de leur formation et l’accès au diplôme, meilleur arme contre le chômage. Pour répondre dans l’immédiat à la gravité de la crise de Paris-Sud, l’assemblée générale a voté pour la mise en place d’une rallonge budgétaire à la hauteur du manque à combler, et pour une augmentation des postes de titulaires enseignants.

Les participants à l’assemblée générale ont également interpellé la présidence de l’université qui n’a donné aucune réponse à nos interrogations et nos revendications.

Afin de maintenir la pression, et de faire entendre leurs revendications, les étudiants continueront la mobilisation, l’UNEF appelle à l’organisation d’une nouvelle mobilisation, mercredi 18 février, à 13h30 sur le site d’Orsay.

Une extension des revendications portées nationalement pour mettre fin à la pénurie budgétaire de l’enseignement supérieur.

Les problèmes budgétaires ayant également été mis en exergue nationalement, l’assemblée générale a porté des revendications pour faire cesser tout manque de financement de l’enseignement supérieur dans son ensemble :

-Un investissement de 200 millions d’euros dans l’enseignement supérieur, pour mettre fin à l’asphyxie budgétaire que rencontrent les universités, notamment par le redéploiement du crédit impôt recherche.

-Un fléchage des budgets, garantissant une répartition équitable des moyens entres les formations.