Nouvelle prime d’activité : l’occasion d’en finir avec une discrimination contre les jeunes !

Le Président de la République a confirmé dimanche 19 avril l’inclusion des jeunes dans la nouvelle prime d’activité issue de la fusion du RSA activité et de la Prime Pour l’Emploi (PPE).

L’UNEF se félicite de cette mesure, réclamée depuis le début du quinquennat, qui permettra aux jeunes d’accéder au droit commun. Jusqu’à présent, les moins de 25 ans bénéficiaient uniquement de la PPE et n’avaient pas accès au RSA activité. La précarité n’est pas plus acceptable pour un jeune que pour le reste des travailleurs, ils doivent donc bénéficier des mêmes aides que le reste de la population. Concrètement, ce sont près d’un million de jeunes qui pourraient bénéficier de la nouvelle prime d’activité.

 En revanche, l’UNEF s’inquiète que dans le projet de loi qui sera présenté en Conseil des Ministres mercredi prochain, les étudiants qui travaillent à coté de leurs études pour les financer et les apprentis restent exclus du dispositif. Le débat parlementaire doit être l’occasion d’amender le texte pour que le gouvernement aille au bout de sa démarche : aucun critère ne justifie qu’un travailleur précaire soit exclu du dispositif.

 

Apprentis et étudiants salariés : 400 000 jeunes ne sont toujours pas dans le droit commun

Une part importante des 300 000 apprentis sont de jeunes travailleurs précaires dont la rémunération, inférieure au SMIC, est leur seul moyen de subsistance. Notamment au vu des objectifs de développement de l’apprentissage fixés par le Président de la République, la nouvelle prime d’activité doit concerner les apprentis et améliorer leur pouvoir d’achat.

 

Parmi les 50% d’étudiants contraints de travailler pendant l’année universitaire pour financer leurs études, plus de 100 000 bénéficient déjà de la PPE. L’UNEF met donc en garde le gouvernement sur l’état actuel du projet de loi qui pénalisera plus de 100 000 étudiants salariés en supprimant la seule aide dont ils bénéficient. Au contraire, l’inclusion dans la nouvelle prime d’activité de tous les étudiants salariés permettra de soutenir leur pouvoir d’achat et de réduire leur temps de travail salarié qui pénalise leurs études.

 L’UNEF appelle les parlementaires à amender le texte

Alors que le débat parlementaire débutera le 25 mai, l’UNEF appelle les députés à amender le texte pour permettre aux étudiants salariés et aux apprentis d’être éligibles à la prime d’activité.

 

L’UNEF proposera également des amendements pour l’emploi des jeunes : extension de la garantie jeune, lutte contre l’emploi précaire, reconnaissance des qualifications des jeunes diplômés… Cette loi doit être l’occasion de prendre des mesures fortes pour concrétiser la priorité jeunesse du gouvernement sur le marché du travail.