1er mai : l’UNEF appelle les jeunes à se mobiliser

L’UNEF appelle les jeunes à descendre dans la rue le 1er mai. Leur participation à cette journée de manifestation unitaire doit être entendue comme un appel au gouvernement à renoncer à sa politique d’austérité et à refaire de la jeunesse une priorité. Seules des mesures ambitieuses pour améliorer les conditions de vie et d’étude des jeunes peuvent faire reculer leur défiance face au politique et l’abstention à chaque échéance électorale.

Les jeunes, premières victimes de la crise et de l’austérité

Bizutés par un marché du travail qui leur refuse la reconnaissance de leur niveau de qualification, les jeunes subissent massivement la précarité de l’emploi. Les effets prolongés de la crise ne s’en font que plus sentir : un jeune sur quatre est ainsi au chômage. Faute de protection sociale, c’est la pauvreté et le retour à la dépendance familiale qui caractérisent leur insertion professionnelle. Les dernières lois de libéralisation du marché du travail n’ont fait qu’exposer d’avantage les jeunes salariés à cette précarité.

L’austérité frappe également le service public d’enseignement supérieur, bien que le diplôme soit précisément la meilleure protection face au chômage. En forçant les universités à prélever dans leurs fonds de roulement pour pallier à son manque d’investissement, le gouvernement poursuit la fuite en avant budgétaire de nos universités. Mise en place de capacités d’accueil, fermetures de filières, baisse de l’encadrement et dégradation des infrastructures seront encore d’actualité pour la prochaine rentrée.

Un 1er mai pour faire entendre les revendications des jeunes

A l’approche de l’examen du projet de loi Rebsamen à l’Assemblée Nationale, l’UNEF mettra à profit cette journée de mobilisation pour faire entendre ses revendications pour l’insertion professionnelle des jeunes :

  • L’ouverture de la nouvelle prime d’activité à tous les jeunes, y compris les étudiants salariés et les apprentis, pour les faire rentrer dans le droit commun et éviter que la réforme ne fasse des perdants : si le gouvernement ne revoit pas sa copie plus de 100 000 étudiants salariés qui touchaient la PPE seront privés de toute aide l’année prochaine.
  • Le doublement du nombre de « garanties jeune », un dispositif qui permet un accompagnement vers l’emploi et un revenu équivalent au RSA pour les jeunes sans qualification.
  • L’ouverture du RSA, qui exclut pour l’instant les moins de 25 ans, à tous les jeunes qui ont liquidé des droits au chômage, donc ayant travaillé 6 mois sur les 2 dernières années.
  • Des mesures pour favoriser l’embauche des jeunes en CDI et avec un emploi correspondant à leurs qualifications (taxation des contrats précaires, conditionnement des aides publiques, reconnaissance des qualifications dans les conventions collectives…).

Retrouve les horaires de ton cortège !

A Lille : 10h porte des postes

A Metz : 10h à la Gare

A Strasbourg : 10h place de la Bourse

 A Reims : 10h devant la maison des syndicats

A Nantes : 10h30 place du Commerce

A Rennes : 10h30 place de la Mairie

A Rouen : 10h Cour Clémenceau

A Brest : 10h45 place de la Liberté

A Marseille : 10h place de la Joliette

A Montpellier : 10h place de la Comédie

A Bordeaux :9h30 place de la République

A Tours : 10h place de la Liberté

A Toulouse : 10h place du Capitole