Politique migratoire de l’Union Européenne : l’UNEF et l’UDU exigent une réforme en urgence !

Ces dernières semaines, des milliers de migrants tentant de rejoindre les côtes italiennes ont perdu la vie en mer Méditerranée suite au naufrage de leurs navires et à la non-assistance de l’Union Européenne. Ce drame est la conséquence direct de politiques répressives venues remplacer les programmes de secours existant auparavant. L’Union Européenne est responsable de cette catastrophe ! Dans un contexte de développement de discours xénophobes et stigmatisant sur l’immigration portés par l’extrême droite et une partie de la classe politique, ces événements rappellent à l’Europe ce qu’est la dure réalité de l’immigration. Chaque année des centaines de personnes, fuyant des conflits armés ou des crises humanitaires, sont contraintes de quitter leur pays pour rejoindre l’Europe en espérant une vie meilleure sur le continent.

L’Union Européenne, consciente de cette réalité a pourtant fait le choix de détricoter l’ensemble des financements attribués aux opérations de sauvetage, ne concevant la “surveillance maritime” que dans un but répressif pour repousser d’éventuels migrants. Cette politique, en adéquation avec le discours ambiant constitue une véritable catastrophe humanitaire. Ainsi sous prétexte d’appel d’air ou d’incitation à l’immigration, l’Union Européenne a mis fin à l’opération “Mare Nostrum” de secours en mer qui avait permis de sauver en un an plus de 170.000 vies à la dérive en Méditerranée, une nouvelle opération bien moins financée est mise en place, sous l’égide de l’agence Frontex, pour surveiller les traversées mais sans l’objectif de porter secours. Les sauvetages de plus de 6000 migrants entre le 2 et le 3 mai, prouvent encore une fois la nécessité d’investir des moyens dans les opérations de secours.

Combien de morts faut-il pour revoir la politique d’immigration ?

L’UNEF se joint au syndicat étudiant Italien, l’UDU pour dénoncer une situation qui touche chaque année des milliers de femmes et d’hommes contraints de fuir leurs pays. L’inaction de l’Union Européenne constitue une infraction profonde aux droits de l’Homme. Nous appelons la France, l’Italie et l’Union Européenne à ne pas céder au discours meurtrier de l’extrême droite, et à revoir en profondeur leur politique migratoire, vers un meilleur accueil et secours des migrants.

Nous réclamons donc :

–          Un réinvestissement massif dans les opérations de secours et d’accueil des migrants en Méditerranée.

–          De revoir le droit d’asile européen pour aller vers des critères d’accueil plus souples, particulièrement envers les populations fuyants des conflits armés.

–          Que l’ensemble de la politique d’immigration européenne soit transformée, notamment en termes d’accueil des étudiants étrangers, en facilitant l’accès à un titre de séjour et au droit commun (accès aux bourses et aux logements étudiants, droit au redoublement…)