Plan national de vie étudiante : le gouvernement doit apporter des réponses à la hauteur de la crise sociale !

Annoncé par Najat Vallaud-Belkacem devant le congrès de l’UNEF le 9 avril dernier, les concertations pour un plan national de la vie étudiante (PNVE) s’ouvrent mercredi 20 mai avec le début des groupes de travail. Pour l’UNEF, ces concertations doivent être l’occasion de mettre sur la table des engagements forts pour faire reculer la précarité étudiante. L’UNEF ne se satisfera pas de mesures gadgets et attend que les conditions de vie des étudiants s’améliorent concrètement dès la prochaine rentrée universitaire.

 

Un droit à l’autonomie pour répondre à la crise sociale

 

Les étudiants et leurs familles continuent de subir les conséquences de la crise sociale. Le coût d’une année d’étude, 800 euros par mois pour un étudiant autonome selon l’OVE, représente près de la moitié du revenu médian. Un montant impossible à assumer pour la plupart des familles et qui poussent les étudiants vers le salariat pour financer leurs études. La moitié des étudiants travaillent à côté de leurs études, dans des conditions qui se dégradent depuis le début de la crise, toujours selon l’OVE.

 

L’UNEF revendique une réforme en profondeur de la protection sociale des étudiants, pour leur donner accès à l’autonomie et leur permettre de faire leurs propres choix de vie, sans la contrainte de la précarité ou de la dépendance familiale. Le droit des étudiants à l’autonomie est une condition pour relancer l’ascenseur social et améliorer le niveau de qualification des jeunes. C’est également une condition pour répondre à la défiance des jeunes contre le politique et résorber les fractures qui traversent notre société.

 

L’UNEF rappelle que le Président de la République s’est engagé à mettre en place une allocation d’autonomie. Dans la continuité des investissements dans le système de bourse des précédentes rentrées, le prochain plan national de vie étudiante doit être l’occasion d’avancer vers cet objectif. L’UNEF n’accepterait pas que le gouvernement abandonne ses engagements au nom de l’austérité et revendique, pour la prochaine rentrée :
–    100 000 boursiers supplémentaires échelon 0bis (1000 euros par an) qui correspondent aux étudiants dont le revenu des parents est inférieur au revenu médian mais qui n’ont pas accès aux bourses pour l’instant.

–    Une revalorisation des bourses pour rattraper l’augmentation du coût de la vie étudiante depuis le début du quinquennat

–    Un doublement des aides à destination des étudiants autonomes et une remise à plat des critères pour accéder aux aides d’urgence des CROUS

 

 

Ouvrir des chantiers pour mettre les étudiants en protection sociale

 

Au-delà de la réforme des bourses, l’UNEF revendique l’ouverture de plusieurs chantiers pour mettre les étudiants et leurs besoins au centre du service public de la vie étudiante :

 

–          L’accès des étudiants aux droits sociaux (portail unique d’inscription et de demande d’aide sociale dans l’enseignement supérieur, recrutement de travailleurs sociaux dans les CROUS…)

–          Le logement autonome (constructions du CROUS pour tenir les objectifs du plan 40 000, mise en place de l’encadrement des loyers, maintien et revalorisation des APL étudiantes…)

–          La santé (développement des centres de santé universitaires, simplification de l’affiliation à la sécurité sociale étudiante et des critères d’accès à la CMU-C…)

–          La vie de campus (tarif social de la restauration universitaire, réglementation des rythmes universitaires, valorisation de l’engagement associatif et des années de césure …)