Nomination de Thierry Mandon : l’UNEF attend une feuille de route à la hauteur des revendications étudiantes

 

Le nouveau Secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche aura la lourde responsabilité de fixer la feuille de route de l’enseignement supérieur jusqu’à la fin du quinquennat. L’UNEF ne se satisfera pas d´une politique de gestion de la pénurie budgétaire. Le gouvernement doit prendre des mesures fortes pour relancer la démocratisation des études et tenir les engagements qui ont été pris en 2012.

 

Sur le chantier vie étudiante, au point mort depuis un an, Thierry Mandon doit apporter des réponses à la crise sociale qui frappe les jeunes.

 

Le Plan National de la Vie Etudiante, actuellement en négociation, ne doit pas déboucher sur des mesures gadgets. L’UNEF rappelle que François Hollande s’était engagé à mettre en place une allocation d’autonomie pendant son quinquennat et revendique, pour la prochaine rentrée :

 

– Un nouvel investissement dans le système de bourses, permettant à 100 000 nouveaux étudiants d’être boursiers, une revalorisation des bourses et un doublement des aides pour les étudiants autonomes
– L’ouverture de plusieurs chantiers pour favoriser l’accès aux droits sociaux, au logement étudiant, à la santé sur l’ensemble du territoire

 

 

Thierry Mandon devra également apporter des réponses à la pénurie budgétaire dans l’enseignement supérieur.

 

Couplée à l’autonomie des établissements, l’austérité remet en cause l’accès des bacheliers à l’université et la réussite des étudiants. La préparation du budget 2016 de l’enseignement supérieur sera un premier test déterminant pour le nouveau Secrétaire d’État. L’UNEF rappelle que les étudiants se sont plusieurs fois mobilisés cette année contre les coupes budgétaires et revendique :

 

– Un investissement d’urgence de 200 millions d’euros dans le budget des universités pour assurer leur bon fonctionnement
– Une réorientation des moyens du Crédit Impôt Recherche et du Grand Emprunt vers le financement des formations universitaires
– Une remise à plat de la répartition des moyens des universités et un fléchage vers les premiers cycles universitaires et les établissements de proximité, où se joue la réussite des étudiants
– Un plan pour la réussite des bacheliers technologiques et professionnels (renforcement des filières courtes avec passerelles pour la poursuite d’études, réforme pédagogique en licence…)
L’UNEF sera également vigilante à ce qu’aucun droit étudiant ne soit remis en cause.

 

Aucun renforcement de la sélection, en licence ou en master, n’est acceptable. Pas plus que l’augmentation des frais d’inscription, qui doivent au contraire être gelés jusqu’à la fin du quinquennat pour préserver le pouvoir d’achat des étudiants.
L’UNEF demande à être rapidement reçue par Thierry Mandon pour pouvoir évoquer chacun de ces chantiers et préparer la rentrée universitaire.