L’UNEF appelle les étudiants à manifester devant le Conseil d’Administration du CNOUS contre la hausse des frais obligatoires

L’UNEF appelle les étudiants à se rassembler devant le Conseil d’administration du CNOUS vendredi 3 juillet afin de contester l’augmentation du ticket repas étudiant de 5 centimes. Cette augmentation, qui s’additionne chaque année à l’augmentation des frais d’inscription et de sécurité sociale, viendra grever le pouvoir d’achat des étudiants. L’UNEF exige également du gouvernement que le Plan national de vie étudiante débouche sur une augmentation des aides sociales : une paupérisation des étudiants à la rentrée serait inacceptable.

 

Augmentation des frais obligatoires : une politique irresponsable

 

Alors que les étudiants subissent depuis de nombreuses années une dégradation de leur pouvoir d’achat, le gouvernement poursuit une politique d’augmentation des frais obligatoires dont ils doivent s’acquitter pour suivre leurs études. A l’augmentation de la cotisation étudiante à la sécurité sociale (+2 euros) s’ajoutera cette année encore une augmentation du ticket RU de 5 centimes, portant le montant à 3,25€. Le montant des frais d’inscription n’a pas encore été annoncé par le gouvernement.

 

Depuis le début du mandat de François Hollande, le coût du repas universitaire aura augmenté de 5% pour les étudiants, remettant en cause l’accès à tous à un repas équilibré et piochant ainsi un peu plus dans la poche des étudiants.

 

Les organisations étudiantes représentées au CNOUS porteront ainsi une motion commune refusant cette nouvelle augmentation qui fait reposer un peu plus sur les étudiants déjà précaires le financement de leur service public. L’UNEF appelle les étudiants à se rassembler vendredi 3 juillet à 9h devant le Conseil d’Administration du CNOUS pour protester contre cette hausse.

 

Priorité jeunesse ou précarisation croissante : le gouvernement doit choisir

 

Après deux ans d’investissement supplémentaire dans les bourses étudiantes, la rentrée 2015 n’a toujours pas fait l’objet d’annonces concernant un investissement supplémentaire. La réforme des bourses ne saurait cependant être considérée terminée : les trois quarts des étudiants demeurent exclus du système, et les montants trop faibles poussent un tiers des boursiers à travailler malgré tout à côté de leurs études.

 

Augmentation des tarifs, stagnation des aides à destination des étudiants : une telle politique est d’autant plus incohérente que le gouvernement s’apprête à rendre les arbitrages du Plan National de Vie Etudiante. Annoncé devant le congrès de l’UNEF le 9 avril dernier, celui-ci a vocation à améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants. Le gouvernement ne pourra masquer la  dégradation des conditions de vie des étudiants derrière des mesures gadgets : le Plan national doit s’accompagner d’un nouvel investissement dans le système de bourses.

 

L’UNEF revendique, pour la rentrée 2015 :

–          Le gel des frais obligatoires (ticket RU, cotisation à la sécurité sociale, frais d’inscription universitaires)

–          L’augmentation du nombre de boursiers de 100 000 afin que tous les étudiants dont les parents touchent un salaire inférieur au salaire médian soient boursiers

–          Une revalorisation des bourses pour compenser la perte de pouvoir d’achat des boursiers depuis le début du quinquennat (+2,5%) et anticiper l’augmentation du coût de la vie de la rentrée

–          Un renforcement du service public de la vie étudiante, notamment à travers un investissement financier, pour améliorer l’accès des étudiants aux droits sociaux, au logement et à la santé.

 

L’UNEF vous donne RDV demain à 8h30 dans la galerie Bernanos du Crous de Paris, 39 avenue Georges Bernanos dans le 5ème arrondissement.