#SOSinscription : sélection illégale et réduction des capacités d’accueil, l’UNEF tire la sonnette d’alarme !

Le nombre de bacheliers qui souhaite poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur est en progression ces dernières années. Pour la rentrée 2015, les demandes d’inscription à l’université ont augmenté de 6,5%. Cette tendance est une opportunité pour rattraper le retard de la France en nombre de diplômés. Elle permet également de relancer l’ascenseur social en permettant à un plus grand nombre de jeunes d’accéder à une qualification qui les protège du chômage sur le marché du travail.

Pourtant, la politique d’austérité qui frappe les universités ne permet pas au service public de remplir son objectif de démocratisation. Avec un budget en stagnation et un prélèvement de 100 millions d’euros sur leurs fonds de roulement, les établissements cherchent au contraire à refermer leurs portes en diminuant leurs capacités d’accueil. 30% des formations ne peuvent pas répondre à toutes les demandes d’inscription des bacheliers à cause de leurs capacités d’accueil trop faibles.

Les universités sont également de plus en plus nombreuses à mettre en place une sélection illégale dans certaines filières : une démarche élitiste qui empêche des bacheliers d’accéder aux études et qui concerne 334 formations. Le droit aux études, pourtant garanti par le code de l’éducation, est donc remis en cause dans les faits. L’UNEF a recensé plusieurs milliers de bacheliers qui n’ont pas pu s’inscrire dans la filière universitaire de leur choix. Ces bacheliers, souvent des catégories populaires, ont été refusé à cause d’une sélection illégale, d’un tirage au sort ou de capacité d’accueil trop restrictives. Alors que la rentrée universitaire approche, ils sont contraints d’abandonner leur projet d’étude ou de s’orienter par défaut, au risque d’alimenter l’échec massif en premier cycle universitaire.

Le gouvernement doit assumer ses responsabilités. Dans l’urgence, les rectorats doivent intervenir pour que ces bacheliers sans inscription trouvent une place dans la filière universitaire de leur choix à la rentrée prochaine. Il est également temps de faire respecter la loi et d’en finir avec les pratiques illégales de sélection. Enfin, un investissement financier fléché vers les premiers cycles universitaires est indispensable pour accueillir les futurs bacheliers en leur garantissant un encadrement qui permet leur réussite.

Téléchargez notre dossier de presse :

DP sélection