L’année de césure, un outil à améliorer pour valoriser l’engagement étudiant !

 

Le 23 juillet le  Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a publié la circulaire d’application de l’année de césure.

L’UNEF porte depuis longtemps la reconnaissance de l’engagement et de l’éducation non formelle à travers l’année de césure en particulier. Ce nouveau droit permettra aux étudiants de suspendre leurs études pendant une période de six mois à un an, afin de vivre une expérience personnelle et d’engagement hors des murs de l’université. L’année de césure est un outil d’émancipation individuelle qui doit permettre aux jeunes de développer un projet,  et d’acquérir de nouvelles connaissances qui devront être valorisées.

 

Pour une véritable année de césure, des garanties nécessaires

Si L’UNEF soutient le développement de l’année de césure pour tous les étudiants, le syndicat étudiant a dès le départ posé des conditions pour que cette expérience extra-scolaire se fasse dans l’intérêt des étudiants.

Afin que cette année ne soit pas réservée à une minorité d’étudiants et ne soit pas un effet d’aubaine pour les entreprises leur permettant d’embaucher les étudiants en emploi précaire,  l’UNEF a obtenu qu’un cadre juridique soit mis en place, pour protéger les étudiants quels que soient leurs moyens financiers ou leurs établissements.

Les jeunes garderont ainsi leur statut d’étudiant avec le maintien du droit aux bourses et de la sécurité sociale étudiante. Pour que cette année ne soit pas synonyme d’arrêt des études, les étudiants pourront se réinscrire dans leur établissement d’origine y compris dans les filières sélectives. Ces garanties sont indispensables pour que les étudiants ne soient pas pénalisés au moment de la reprise de leur formation et que cette expérience s’inscrive dans un parcours sécurisé.

 

L’UNEF restera vigilante sur sa mise en application

Pour l’UNEF, laisser à la discrétion des établissements la possibilité de valider des crédits ECTS ainsi que le maintien du droit aux bourses peut faire le jeu des inégalités entre les étudiants.

Pour que cet engagement soit valorisé et reconnu dans le cursus de formation, l’UNEF demande à ce que le texte évolue pour que la valorisation de l’engagement soit reconnue par les établissements au-delà de juste une mention inscrite dans le supplément au diplôme.

De plus, l’UNEF revendique que l’ensemble des questions de droit aux bourses soit de la compétence du CROUS pour qu’aucun étudiant ne soit pénalisé à la sortie de son année de césure.