L’UNEF exprime sa solidarité envers le peuple du Burkina Faso

Quasiment un an après la révolution populaire qui avait permis aux burkinabés d’écarter du pouvoir Blaise Compaoré, la transition démocratique du pays a été remise en cause ces derniers jours par un coup d’Etat, orchestré par des militaires, proches de l’ancien régime.

 
Le Burkina Faso s’apprêtait pourtant au mois d’octobre à organiser ses premières élections depuis le départ de l’ancien président. Rien ne justifiait donc l’intervention de l’armée, au contraire le coup d’Etat va à l’encontre complète des aspirations démocratiques de la population.

 
La révolution de l’an dernier, dans laquelle les jeunes, et notamment les étudiants ont joué un rôle déterminant est pourtant loin d’être enterrée. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants se réunissent quotidiennement dans les rues de la capitale Ouagadougou et tout le pays est bloqué par une grève générale.
Ces manifestations pacifiques ont pourtant été réprimées violemment par les forces du régiment de sécurité présidentielle (RSP), faisant ainsi plusieurs centaines de blessés et plus d’une dizaine de morts depuis jeudi.

 
L’UNEF se joint aux syndicats étudiants et à l’ensemble du peuple Burkinabé pour exiger :
-Le départ immédiat du Général Diendéré et la poursuite du processus démocratique dans le pays.
-La fin de toute forme de répression des manifestants, le retrait des forces armées des rues de la capitale ainsi que la fin du couvre-feu général dans le pays.
– La dissolution du régiment de sécurité présidentiel responsable de ce coup d’Etat.

 
Nous exprimons également notre solidarité envers toutes celles et ceux qui luttent pour le respect de la démocratie et des Droits de l’Homme.