Pas touche à nos APL !

Le gouvernement vient d’annoncer, dans le cadre du Projet de Loi de Finance pour l’année 2016, une économie de 225 millions d’euros dans le budget des aides au logement.

 
La prise en compte du patrimoine des bénéficiaires et non plus seulement de leurs revenus ainsi que la mise en place d’un loyer plafond « à un niveau très élevé » à partir duquel les aides au logement seront dégressives sont les deux premières mesures d’économie. Si ces mesures ne devraient pas, a priori, concerner les étudiants, l’UNEF restera particulièrement vigilante : il serait inacceptable qu’un seul euro d’économie soit fait sur le dos des étudiants.

 
En revanche, l’UNEF condamne fermement la troisième mesure d’économie. Sous prétexte de mettre fin à un dispositif dérogatoire pour les salariés de moins de 25 ans dans le calcul de leur aide au logement, des jeunes seront pénalisés. L’accès au logement est une condition de l’autonomie des jeunes et de leur insertion professionnelle et il devrait, au contraire, bénéficier de dispositifs particulièrement volontaristes. Dans tous les cas, il est incompréhensible de ranger les salariés de moins de 25 ans dans la catégorie des « privilégiés » qui devraient assumer les mesures d’économie.

 
L’UNEF appelle les parlementaires à amender le projet de loi de finance pour qu’aucun jeune ou étudiant ne soit pénalisé par ces mesures d’économie.