L’UNEF appelle les étudiants à manifester le 8 octobre : des moyens pour étudier, un diplôme pour travailler !

La rentrée 2015 est la rentrée la plus dure pour les étudiants depuis le début du quinquennat. Sur tous les sujets qui concernent nos conditions de vie et d’étude, les voyants sont au rouge ! Aucune mesure sociale n’a été prise à la rentrée malgré la précarisation du milieu étudiant. Les universités s’enfoncent dans la pénurie et ne peuvent assumer leurs responsabilités face à la hausse des effectifs étudiants. La libéralisation du marché du travail ne fait que précariser davantage les jeunes diplômés dans leur insertion professionnelle.

Nous refusons que la précarité soit la norme pendant nos études et notre insertion professionnelle, au risque de creuser les inégalités entre les jeunes ! L’UNEF appelle les jeunes à se joindre au cortège lors de la manifestation du 8 octobre pour faire respecter leur droit aux études et à l’emploi.

 

Face à la précarité : investir dans le système de bourses

Les dernières annonces du gouvernent dans le cadre du Plan National de Vie Etudiante ne sont pas à la hauteur de la crise sociale. A la rentrée, les bourses n’ont été revalorisées que de 0,1%. L’UNEF refuse que l’austérité enterre définitivement l’engagement de François Hollande de mettre en place une allocation d’autonomie et revendique pour cette rentrée :

– Une revalorisation de 20% du montant des bourses
– 100 000 étudiants boursiers supplémentaires (le nombre d’étudiants dont la famille est en dessous du revenu médian mais qui sont actuellement exclus du système de bourses)
– Le doublement du nombre d’aide à l’autonomie
– Un investissement budgétaire dans les CROUS pour leur permettre d’assurer leurs missions et notamment les 40 000 constructions de logements étudiants d’ici la fin du quinquennat

 

Investir dans les universités pour former les jeunes

Face à une hausse démographique avec 65 000 étudiants supplémentaires à l’université, le gouvernement s’est contenté de renoncer à prélever dans les fonds de roulement des universités. Une hausse des effectifs avec des universités en pleine pénurie budgétaire et aucun moyen supplémentaire, nous connaissons le résultat : échec en licence, amphis bondés, dégradation des conditions d’études… L’UNEF refuse le statu quo et revendique l’accès et la réussite de tous à l’université en mettant fin à la sélection sociale avec :

– Un réinvestissement budgétaire de 500 millions pour répondre à l’urgence de la pénurie budgétaire
– Un plan de recrutement à long terme de 3000 enseignant-chercheurs par an, réellement financé par l’Etat et fléché vers les premiers cycles universitaires

 

Marché du travail : faire respecter les droits des jeunes

Alors que les jeunes subissent déjà un bizutage social important sur le marché du travail avec la multiplication des contrats précaires, les dernières mesures du gouvernement ne font qu’empirer cette situation. Alors que les jeunes représentent les 2/3 des CDD, la loi Macron qui permet aux entreprises de les renouveler une fois supplémentaire ne fera que nous précariser d’avantage.

L’UNEF refuse que les jeunes soient une variable d’ajustement sur le marché du travail et revendique :

– la reconnaissance des qualifications des jeunes diplômés et le droit au CDI
– la montée en charge de la Garantie Jeune pour assurer le droit à une aide financière et un accompagnement vers l’emploi pour tous les jeunes