Occupy l’avenue : soutien à la grève de la faim en Tunisie pour la dignité et la décence

Depuis plusieurs mois, les jeunes diplômés en Tunisie sont mobilisés pour leur droit au travail et une insertion professionnelle de qualité. Afin de défendre ces droits légitimes, vingt-huit anciens militants de l’UGET et de l’UDC (Union des diplômés au chômage) continuent leur grève ouverte de la faim depuis presque 30 jours.

 

L’UNEF soutient la mobilisation des jeunes

Ces jeunes diplômés, dont huit femmes, mettent leur santé en péril avec la « bataille des ventres vides » que le gouvernement tunisien persiste à ne pas entendre.
Un comité de soutien a été lancé par l’UGET et l’UDC ainsi qu’un appel à une amplification de cette grève dans toutes les villes universitaires. L’état de santé des militants ne cesse de se dégrader allant jusqu’à l’hospitalisation de certains d’entre eux. L’UNEF dénonce la surdité du gouvernement face à cette mobilisation légitime.

 

Un appel à l’amplification de la mobilisation

A l’appel de l’UGET et de l’UDC le 14 janvier sera une date de mobilisation massive partout en Tunisie sous le nom : occupy l’avenue. Cette amplification donne une dimension nationale à cette grève de la faim. Dans un contexte difficile notamment pour les jeunes chômeurs qui restent mobilisés pour maintenir sans relâche les revendications à l’origine du soulèvement populaire émergé dans les régions intérieures fin 2010, des revendications centrées sur la justice sociale, la dignité, la liberté syndicale.