31 mars : l’UNEF appelle les jeunes à manifester contre le projet de Loi Travail et pour faire entendre leur voix !

Malgré les manifestations du mois de mars et l’opposition de l’opinion publique au projet de Loi Travail, le gouvernement s’obstine à imposer une contre-réforme pour précariser notre avenir. Face à cet entêtement, il est plus que jamais nécessaire pour les jeunes et les salariés de passer un cap dans leur mobilisation avec la journée de grève et de manifestation du 31 mars. L’UNEF appelle donc les étudiants à se réunir en assemblée générale et à descendre massivement dans la rue pour faire entendre leur voix.

Le projet de loi qui a été présenté en conseil des ministres doit être retiré. Son contenu se résume à une facilitation des licenciements et à une concurrence généralisée entre salariés à travers des accords d’entreprises dont la seule conséquence sera d’augmenter le temps de travail tout en baissant les rémunérations. Après la précarité pendant nos études et notre insertion professionnelle, le projet de Loi Travail nous imposera la précarité à vie.

Plutôt que cette fuite en avant pour affaiblir toujours plus les protections collectives du code du travail, il serait temps que le gouvernement se préoccupe des revendications des jeunes. L’UNEF rappelle ses propositions pour une véritable politique d’emploi des jeunes :

-Accès à l’emploi stable et autonomie des jeunes : alors que 75% des CDD concernent les jeunes, il est urgent de mettre en place une politique d’emploi qui pénalise les contrats précaires et favorise l’accès au CDI. L’emploi stable est une condition de la prise d’autonomie, en particulier pour l’accès au logement.

-Lutte contre le bizutage social et le déclassement : privés du RSA à cause de leur âge et des allocations chômages à cause d’un mode de calcul défavorable aux nouveaux entrants sur le marché du travail, les jeunes subissent une sur-précarité. Il faut mettre fin à cette discrimination dans l’accès aux droits sociaux, notamment avec la mise en place d’une aide financière pour la recherche du première emploi. Les diplômes doivent également être reconnus dans les conventions collectives des entreprises pour assurer aux jeunes une rémunération à la hauteur de leurs qualifications.

-Accès à l’enseignement professionnel et droits des apprentis : le nombre de bacheliers professionnels et technologiques qui souhaitent poursuivre leurs études dans le supérieur est en augmentation constante ces dernières années. Faute de places suffisantes en STS et en IUT, beaucoup de ces jeunes se retrouvent sans solution de formation et donc sans qualification pour leur insertion professionnelle. Un plan national pour la formation professionnelle doit permettre le financement de places supplémentaires, un renforcement de la protection sociale, le développement des passerelles pour la poursuite d’étude après le bac+2 et l’amélioration de l’accompagnement et de la rémunération des apprentis (notamment en mettant fin à la rémunération discriminante en fonction de l’âge).

-Lutte contre les discriminations : la généralisation du CV anonyme permettrait de faire tomber une première barrière discriminante en fonction du sexe et de l’origine des candidats. Pour les étrangers hors Union Européenne, l’ouverture des concours de la fonction publique (comme c’est déjà le cas pour les enseignant-chercheurs ou les médecins hospitaliers) et la fin des sous-statuts dans les entreprises publiques permettrait également d’en finir avec une discrimination à l’emploi.