LE 31 MARS : TOU.TE.S DANS LA RUE POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI TRAVAIL ET IMPOSER NOS CONTRE-PROPOSITIONS

Depuis le début du mois de mars ce sont des dizaines de milliers de jeunes, étudiant.e.s, lycéen.ne.s, jeunes travailleu.se.rs, et privé.e.s d’emploi qui se mobilisent sur tout le territoire pour exiger le retrait du projet de loi Travail. Malgré cette contestation et le rejet de la nouvelle version du projet de loi par 71% des français, le gouvernement s’entête à imposer une réforme synonyme de régression sociale et de précarité tout en restant sourd aux solutions que la jeunesse propose pour prétendre à un véritable droit à l’avenir.

 

Ces dernières semaines ont également été le théâtre de violences policières et de répression de la part d’administrations d’universités et de lycées. L’utilisation par les pouvoirs publics de la force contre les jeunes qui se mobilisent pour leur avenir est intolérable. Nous appelons à la responsabilité des pouvoirs publics pour garantir aux jeunes leurs droits de réunion et de manifestation et stopper l’escalade des violences qui ont eu lieu lors des précédentes journées de manifestation.

 

La prochaine journée de mobilisation du 31 mars sera déterminante. Les salarié.e.s et leurs organisations syndicales rentrent dans la danse aux côtés des jeunes pour une journée de grève et de manifestations. Ce nouveau rendez-vous doit nous permettre d’engager un bras de fer avec le gouvernement pour obtenir le retrait du projet de loi et imposer nos contre-propositions :

-Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : Les CFA doivent avoir la responsabilité de trouver une entreprise aux apprenti.e.s. La rémunération et les droits doivent être à la hauteur du poste occupé, sans rémunération en dessous du SMIC avec les mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. La discrimination par l’âge dans le calcul de la rémunération des apprenti.e.s doit prendre fin. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable. C’est un complément à l’enseignement professionnel et non son substitut : les patrons ne doivent pas remplacer les professeurs.

-Pour les étudiant.e.s et les lycéen.ne.s : Des budgets supplémentaires doivent être débloqués pour que tous les jeunes accèdent une formation de qualité selon leur choix dans les lycées, les universités, les STS et les IUT en augmentant le nombre de places. Pour que le temps des études ne soient pas synonyme de précarité, les jeunes en formation doivent avoir droit à une véritable protection sociale avec un revenu et la prise en compte des années d’études dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.

-Pour en finir avec la précarité sur le marché du travail : Les contrats précaires doivent être pénalisés pour que le CDI redevienne la norme d’emploi. Pour assurer un revenu décent, les diplômes doivent être reconnus dans les conventions collectives. Contre le bizutage social, les jeunes doivent bénéficier de droits sociaux pendant leur recherche d’emploi. Pour lutter contre le chômage, le temps de travail doit être réparti par sa diminution sans baisse de salaire entre toutes et tous et chacun.e doit avoir droit à une protection sociale suffisante, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

A partir du 31 mars, nous appelons les jeunes à passer un cap dans la mobilisation en s’organisant au sein des lycées, universités, quartiers et entreprises, pour faire plier gouvernement par la grève et les manifestations.

Pour imposer nos exigences, la mobilisation devra se poursuivre, notamment lors des futures échéances comme la journée du 5 avril.

Signataires : Jeunes CGT, Solidaires Etudiant-e-s, UNEF, FIDL, SGL, UNL, les Effronté-e-s, Génération Précaire, DIDF Jeunes, JOC, MRJC, Maison des Potes, Osez Le Féminisme, Sos Racisme, Stop 3CDD, Ensemble Jeunes, Nouvelle Donne Campus, Jeunes Écologistes, Jeunes Socialistes, Jeunes Communistes, Réseau Jeune du Parti de Gauche, UEC.