Le 31 dans la rue et le 9 avril on continue : tout.e.s mobilisé.e.s pour le retrait du projet de loi et imposer nos contre-propositions

Le 31 mars dernier, ce sont plus d’1 million de personnes qui ont manifesté contre le projet de Loi Travail. Les jeunes, étudiant.e.s, lycéen.ne.s, jeunes travailleu.se.rs, et privé.e.s d’emploi se sont fortement mobilisé.e.s sur tout le territoire pour exiger le retrait du projet de loi Travail. Malgré cette contestation et le rejet massif de la nouvelle version du projet de loi par 71% des français.es, le gouvernement s’entête à imposer une réforme synonyme de régression sociale et de précarité. La mobilisation des jeunes et des salarié.e.s permet de faire bouger les lignes : une partie des organisations de jeunesse a été reçue par le gouvernement pour faire entendre leurs exigences. Nous resterons attentifs à ce que les annonces qui seront faites par le Premier Ministre la semaine prochaine répondent aux revendications des jeunes.

Pour cela, le 9 avril doit nous permettre de maintenir la pression sur le gouvernement pour porter le retrait du projet de loi et imposer nos contre-propositions

-Pour les apprenti.e.s et les stagiaires :Les CFA doivent avoir la responsabilité de trouver une entreprise aux apprenti.e.s. La rémunération et les droits doivent être à la hauteur du poste occupé, sans rémunération en dessous du SMIC avec les mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. La discrimination par l’âge dans le calcul de la rémunération des apprenti.e.s doit prendre fin. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable. C’est un complément à l’enseignement professionnel et non son substitut : les patrons ne doivent pas remplacer les enseignant.e.s.

-Pour les étudiant.e.s et les lycéen.ne.s :Des budgets supplémentaires doivent être débloqués pour que tous les jeunes accèdent à une formation de qualité selon leur choix dans les lycées, les universités, les STS et les IUT en augmentant le nombre de places. Pour que le temps des études ne soient pas synonyme de précarité, les jeunes en formation doivent avoir droit à une véritable protection sociale avec un revenu et la prise en compte des années d’études dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.

-Pour en finir avec la précarité sur le marché du travail :Les contrats précaires doivent être pénalisés pour que le CDI redevienne la norme d’emploi et un synonyme d’égalité. Pour assurer un revenu décent, les diplômes doivent être reconnus dans les conventions collectives. Contre le bizutage social, les jeunes doivent bénéficier de droits sociaux pendant leur recherche d’emploi. Pour lutter contre le chômage, le temps de travail doit être réparti par sa diminution sans baisse de salaire entre toutes et tous et chacun.e doit avoir droit à une protection sociale suffisante, salarié.e.s comme personnes sans emploi. Pour lutter contre les discriminations, l’égalité professionnelle femme-homme doit devenir une réalité notamment en matière salariale.

Pour faire du 9 avril une réussite, nous appelons les jeunes à s’organiser au sein des lycées, universités, quartiers et entreprises, pour faire reculer gouvernement par la mobilisation commune de toutes les catégories socio-professionnelles opposées au projet de Loi Travail.

Pour imposer nos exigences, la mobilisation devra se poursuivre au cours des semaines suivantes par des actions initiées localement (rassemblement, manifestation, interpellations parlementaires…) afin de préparer une nouvelle date de grève et de manifestation interprofessionnelles, le 28 avril.

Jeunes CGT, UNEF, FIDL, SGL, UNL, les Effronté-e-s, Génération Précaire, DIDF Jeunes, JOC, MRJC, Maison des Potes, Osez Le Féminisme, Sos Racisme, Stop 3CDD, Ensemble Jeunes, Nouvelle Donne Campus, Jeunes Écologistes, Jeunes Socialistes, Jeunes Communistes, Réseau Jeune du Parti de Gauche, UEC.