Manifestation parisienne contre la loi travail : l’UNEF dénonce une répression policière inédite

Aujourd’hui se tenaient des manifestations dans la moitié des villes universitaires de France contre la loi travail, appelées par les sections locales de l’UNEF et plusieurs syndicats de salariés. L’UNEF dénonce l’attitude des forces de l’ordre dans l’encadrement des cortèges, en particulier à Paris, qui a remis en cause le droit de manifester.

Dès le début de la manifestation parisienne, les forces de l’ordre étaient présentes dans des proportions inédites. De chaque côté des cortèges, des lignes de CRS collaient les manifestants. Ce nombre et cette proximité étaient sans précédent à Paris depuis le début du mouvement, pour une manifestation de taille plus réduite que les précédentes.

Alors que le défilé devait rejoindre la place de la Bastille, comme convenu lors du dépôt de la manifestation en préfecture, le cortège a été arrêté sur la place de la République (elle-même entourée de centaines de CRS) et violemment dispersée. Les CRS ont tirés de nombreuses bombes lacrymogènes tout le long du cortège étudiant et lycéen et ont fait usage abondant de bombes au poivre dans les premiers rangs de la manifestation. S’en sont suivies des scènes de chaos sur la place : manifestants suffocants courant se réfugier dans les bouches de métros, camions syndicaux forcés à rebrousser chemin au milieu des nuages, manifestants blessés ou évanouis sur la place, passants évacuant la place par les deux seuls passages réduits ouverts par les forces de l’ordre…

Les forces de l’ordre n’ont pas cherché à maitriser les individus violents, mais elle ont au contraire été responsables de la montée en tension et des violences contre les manifestants pacifiques.

L’UNEF en appelle à la responsabilité des pouvoir publics et du Ministère de l’Intérieur : les prochaines manifestations doivent se dérouler dans le calme et permettre aux jeunes et aux salariés de s’exprimer.