Confirmation des pratiques de sélection illégale à l’université, il faut mettre fin au scandale

Aujourd’hui, « Libération » sort un dossier sur les dessous de la sélection à l’entrée de l’université. A travers cette enquête, le journal met en lumière les pratiques illégales que les établissements opèrent pour trier  et sélectionner les bacheliers, pratiques que l’UNEF dénonce depuis plusieurs années.

 

Une nouvelle preuve des pratiques de sélection illégale

Alors que les universités s’acharnent à nier les preuves, « Libération » vient confirmer ce que l’UNEF dénonce depuis plusieurs années : le développement de pratiques  illégales sur la sélection académique dans les universités. C’est le cas par exemple pour la double licence Mathématiques/ Economie-gestion à Strasbourg ou encore la double licence Droit-Economie à Evry où les étudiants sont sélectionnés sur dossier. Cela fait longtemps que l’UNEF dénonce le développement de ces pratiques au sein des universités, il est temps d’y mettre fin !

Si la sélection illégale prend différentes formes, elles relèvent d’une démarche élitiste. Sous couvert «d’orientation active » ce sont des bacheliers qui se voient refuser de manière pure et simple leur inscription à l’université. Peu préoccupées par l’enjeu de démocratisation des études, les universités préfèrent concentrer leurs moyens sur des filières sélectionnant un nombre réduit d’étudiant. Ces pratiques entrainent la mise en place d’une université  à deux vitesses : des filières d’élites financées  à la hauteur de leurs besoins, et les autres qui se retrouvent avec de moins en moins de moyens.

 

Derrière l’arbre d’APB, la forêt de la pénurie budgétaire

Les pratiques de sélection illégale ne sont pas les seuls problèmes mais c’est bel et bien une conséquence des tensions liées aux difficultés budgétaires que connaissent les universités. Cette année, ce sont 22 000 demandes d’inscriptions supplémentaires auxquelles les universités devront faire face en raison de la démographie. Si cette augmentation du nombre de jeunes qui arrivent dans l’enseignement supérieur ne peut qu’être une bonne nouvelle, la situation budgétaire des établissements est alarmante. Sur tout le territoire, cela se matérialise par la mise en place de capacités d’accueils remettant en cause l’accès des bacheliers à la filière de leur choix.

L’UNEF appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités et assurer l’accès des bacheliers à l’université dans la filière de leur choix. Les jeunes ne doivent plus subir les conséquences du manque de moyens alloués au service public. Les actes doivent suivre les objectifs fixés par le Président de la République, lui-même, d’atteindre 60 % d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur.

 Pour cela, l’UNEF revendique :

-La fin de toute sélection illégale à l’entrée de l’université et rappelle que les seules conditions d’accès à l’université prévues par la loi sont la détention du baccalauréat ainsi que le lieu d’obtention du diplôme.

-La fin des capacités d’accueils restreintes qui empêchent les étudiants d’accéder à la filière de leur choix

Un plan pluriannuel de financement pour assurer l’accès des jeunes à l’enseignement