Contre la suppression du droit à l’IVG en Pologne, l’UNEF appelle les étudiant∙e∙s à se mobiliser le 2 octobre

L’accès à l’IVG, libre et gratuit, est une conquête indispensable dans le combat pour l’égalité femmes-hommes : les femmes doivent avoir le droit de choisir d’enfanter ou non, d’avoir la maîtrise de leur corps et de leur sexualité. Pourtant, le droit à l’avortement est remis en cause de toutes parts, en Espagne en 2014, au Portugal en 2015 et aujourd’hui en Pologne.

La Pologne est un pays qui restreint déjà fortement le droit des femmes à disposer de leur corps. L’IVG n’est admis que dans deux cas : lorsqu’il existe un risque sur la santé de la mère et de celle de l’embryon, et lorsque la grossesse résulte d’un viol.

Pour autant, face à une montée des discours patriarcaux et des forces conservatrices, un projet de loi prévoyant sa suppression pure et simple sera présenté devant le Parlement.

L’adoption d’une telle loi aura de graves conséquences pour les femmes polonaises :

-Un recul des droits des femmes, qui perdraient le contrôle de leurs corps sous couvert d’une idéologie patriarcale et conservatrice. Le gouvernement polonais les prive de faire leur propre choix de vie, en décidant à leur place de ce qu’elles doivent faire de leur sexe et de leur ventre.

-Une mise en danger accrue des femmes : Les femmes polonaises sont contraintes d’avorter clandestinement, sans garantie concernant les normes d’hygiène ou à dépenser des sommes importantes pour se rendre à l’étranger où l’avortement est légal. Chaque année dans le monde, 5 millions de femmes sont hospitalisées pour des complications sévères liées à des avortements pratiqués dans des conditions dangereuses.

Rien n’est acquis en Europe et rien n’est acquis en France.

 

En France, des mesures notables ont été prise comme le remboursement intégral de l’IVG, promulgué en mars dernier ou encore la suppression du délai de réflexion. Pourtant, l’avortement n’est pas un droit définitivement acquis lorsque le délit d’entrave à l’IVG n’est encore reconnu et qu’entre 150 et 170 centres d’IVG ont fermé en dix ans, l’avortement est un droit particulièrement difficile à exercer pour une femme en France.

En soutien aux femmes polonaises, et parce qu’une telle victoire des idées réactionnaires fragiliserait cet acquis en France, l’UNEF appelle les étudiant∙e∙s à participer aux rassemblements du dimanche 2 octobre contre l’interdiction de l’IVG.