Loi égalité citoyenneté : la balle est dans le camp des sénateurs pour en faire une loi à la hauteur des aspirations des jeunes.

La loi égalité citoyenneté poursuit son calendrier parlementaire. En effet, à partir d’aujourd’hui, jusqu’au 6 octobre, le projet de loi sera examiné par les sénateurs en séance plénièrere.

Après plusieurs mois de débats parlementaires, la version du projet de loi proposée aux sénateurs n’est pas satisfaisante. Les sénateurs ont la responsabilité de permettre à cette loi de remplir les objectifs qui lui ont été fixés : faire avancer la bataille pour l’égalité et favoriser l’engagement citoyen.

 

Un projet de loi qui comporte toujours des mesures dangereuses

Alors que les jeunes ont exprimé leur refus d’une précarité permanente, l’extension et la généralisation du service civique (intermédiation, extension des structures agréées notamment dans l’ESS) ouvrent une nouvelle trappe de précarité et entrainent la constitution d’une nouvelle forme d’emploi déguisé.

L’évolution du dispositif de service civique doit se faire dans l’objectif d’un meilleur encadrement et de plus de contrôle des différentes missions.

L’UNEF appelle les parlementaires à rejeter les articles de loi qui y réfèrent.

 

Des amendements qui risquent de réintroduire des régressions

Deux amendements proposent de réintroduire des mesures qui traduisent une régression pour les droits des jeunes :

-Dans le domaine de l’éducation, un amendement propose, via l’extension du dispositif meilleurs bacheliers aux filières dites « en tension », de mettre en place de la sélection à l’entrée de l’université. Cette proposition est à rebours de la démocratisation de l’enseignement supérieur et de la nécessité d’élévation du niveau de qualification des jeunes.

-Dans le domaine de l’engagement, il est proposé l’instauration d’un service civique obligatoire. Cela traduit une vision autoritaire de l’engagement, en décalage avec les aspirations de notre génération. L’introduction de ce dispositif constituerait un passage de précarité obligatoire supplémentaire.

Suite à la pression de l’UNEF, ces deux points avaient fait l’objet d’un rétropédalage à l’Assemblée, puis à la Commission Spéciale et avaient été ainsi supprimés de la version du projet de loi présenté à l’ouverture de la séance plénière au Sénat.

L’UNEF appelle les parlementaires à ne pas voter ces amendements.

 

Un projet de loi qui doit permettre d’ouvrir de nouveaux droits

L’UNEF se félicite de l’expérimentation présente dans le projet de loi du droit à la poursuite d’étude dans les STS pour les bacheliers professionnels, droit essentiel  pour faire avancer la démocratisation de l’enseignement supérieur.

L’UNEF appelle également les sénateurs à soutenir les amendements permettant de renforcer la lutte contre le bizutage qui ont été supprimés lors du passage de la loi en commission spéciale au Sénat.

L’UNEF appelle les sénateurs à soutenir les amendements qui permettront de protéger mieux les jeunes :

-sur le terrain des discriminations, en expérimentant le récépissé de contrôle d’identité.

-dans le domaine de l’engagement, en limitant la durée hebdomadaire du service civique à 24 heures par semaine

-sur l’accès au droit commun, en permettant aux jeunes de bénéficier au RSA dès 18 ans.