Mobilisation à l’Université de Bourgogne face aux coupes budgétaires : Défendons nos formations !

Etudiant.e.s, enseignant.e.s et personnel.le.s se mobilisent depuis plusieurs semaines à l’université de Bourgogne face au plan de restriction budgétaire annoncé par le Président d’Université. Ils étaient plusieurs centaines, le 29 septembre dernier à se rassembler pour exiger des mesures budgétaires d’urgence.

Des coupes budgétaires qui remettent en cause la qualité des formations.

L’Université de Bourgogne n’est pas épargnée par la pénurie que subit de manière plus large l’enseignement supérieur. Il manque près d’un milliard d’euros pour que les universités puissent accueillir dans de bonnes conditions les nouveaux bacheliers et leur donner les conditions nécessaires à leur réussite.

Pour aboutir à un budget à l’équilibre, le président d’université a annoncé des coupes drastiques dans les budgets des différentes formations :

-diminution de 10% de budget en Licence d’Histoire

-diminution de 15% de budget en Licence de Langues Étrangères Appliquées (L.E.A.)

-diminution de 10 à 15% de budget en Sciences et Technique

-Diminution du nombre d’heures de T.D.

-Capacités d’accueil restreintes votées (par exemple en Histoire ou encore Psychologie)

-Moyens affectés à l’achat de livres en baisse

-Fermetures de modules et filières (Histoire Moderne, Musicologie et L1 de Lettres  Classiques)

-Matières supprimées dans certaines Unités d’Enseignement de Master

-Suppression de Travaux Pratiques dans des filières de l’IUT de Chalon-Sur-Saône

-Suppression d’options libres dans l’ensemble des filières

Alors que l’université de Bourgogne peine déjà à assurer le volume horaire minimum de formation (1500h), c’est l’offre de formation et les conditions d’études qui vont être revues à la baisse.
La communauté universitaire exige des moyens supplémentaires pour préserver les formations !

Face à ces mesures financières, les étudiant.e.s, personnel.le.s et enseignant.e.s se sont rassemblé.e.s au sein d’une intersyndicale pour porter en commun leur refus de ces coupes budgétaires et la nécessité d’un investissement d’urgence pour l’université de Bourgogne. Parti des filières de sciences Humaines et aujourd’hui généralisé à l’ensemble de l’université, le mouvement prend de l’ampleur. Alors que la Présidence de l’établissement semble sourde, ce sont près de 200 personnes qui sont venues en assemblée générale le 12 septembre et 500 le 20 septembre ! Une nouvelle journée d’action a eu lieu le 29 septembre dernier suivie par plusieurs centaines de personnes.

Une délégation a été mandatée pour porter les revendications auprès d’Alain Bonnin, le président de l’université, afin de revoir les choix budgétaires et ainsi préserver les formations. Mais le dialogue doit être également enclenché avec le ministère pour exiger un réinvestissement financier, condition d’une solution durable pour l’université de Bourgogne.