Non Mme Pécresse, les jeunes ne sont pas corvéables à merci !

Valérie Pécresse a annoncé le 30 octobre dans le JDD un plan de relance du tourisme en Ile de France. Dans ce dernier, elle propose de recruter jusqu’à 1000 jeunes pour réaliser de l’information dans les lieux touristiques pendant la période estivale. Or, ces étudiant-e-s et ces jeunes volontaires seraient rémunéré-e-s sur la base d’un stage, soit 250€ pour deux semaines.

 

Les emplois précaires ne sont en rien des « expériences formatrices » 

L’UNEF rappelle à Mme Pécresse que les stages sont un outil pédagogique et non un moyen d’avoir de la main d’œuvre exploitable. Ils doivent être en cohérence pédagogique avec les études et être encadrés afin d’être réellement qualifiants pour les étudiant-e-s. Les stages ne peuvent donc pas se substituer aux emplois que veut créer Mme Pécresse pour relancer le tourisme.

Qui plus est, ces emplois correspondent à de véritables missions qui doivent faire l’objet de véritables créations d’emplois qui nécessitent des qualifications qui doivent être respectées.

La création de ces « volontaires du tourisme » revient à créer une trappe de précarité supplémentaire pour les jeunes. 

Ces derniers mois, les jeunes ont massivement exprimé leur refus de la précarité, que ce soit pendant leurs études ou pendant leur insertion professionnelle. Valérie Pécresse affiche une fois de plus son mépris envers les jeunes en se servant de nous comme d’une variable d’ajustement peu coûteuse.

L’UNEF condamne l’idée selon laquelle parce que nous sommes jeunes, nous devrions être    bizuté-e-s socialement en étant automatiquement moins payé-e-s que les autres. Alors que le niveau de qualification de la jeunesse augmente, notamment dans des secteurs comme le tourisme, il est inadmissible que les jeunes ne soient pas rémunéré-e-s à la hauteur de leurs qualifications.

L’UNEF réclame que Mme Pécresse revoit sa proposition pour que les étudiant-e-s soient embauché-e-s sur la même base que n’importe quel salarié et qu’ils puissent donc bénéficier des mêmes droits en termes de protection sociale et de salaire.