SUPPRESSION DU RÉGIME ETUDIANT DE SÉCURITÉ SOCIALE : UNE PROPOSITION ABERRANTE !

Ces derniers jours, plusieurs candidat∙e∙s à l’élection présidentielle, ont proposé la suppression du régime étudiant de sécurité sociale (RESS) comme réponse au problème d’accès à la santé que connaissent les Etudiants. Une proposition qui masque mal l’absence de proposition de leur part en matière de santé des jeunes.

 

La santé des Etudiants en danger 

L’augmentation du coût de la vie auquel les Etudiants font face chaque année contraint ces derniers à des arbitrages, le plus souvent défavorable à leur santé.

Ainsi plus de 35% des Etudiants ont renoncé à une consultation médicale au cours des 12 derniers mois et plus de 10% d’entre eux ne bénéficie pas d’une complémentaire santé soit plus du double de la population générale.

 

La suppression du régime étudiant de sécurité sociale est un non-sens ! 

Alors que la santé et la protection sociale ont semblé s’imposer comme des thèmes centraux de la campagne, force est de constater que l’imagination des candidats en matière de santé des jeunes se borne à une seule et unique obsession : la suppression du Régime Etudiant de Sécurité Sociale.

Ce régime, en réalité déjà réformé, a vu sa qualité de service s’améliorer au cours des deux dernières années, l’appui de l’Assurance Maladie en la matière est d’ores et déjà présent quelles que soient les modalités de gestion et les Etudiants bénéficient à ce titre d’une qualité de gestion comparable au reste de la population. Si des difficultés subsistent, elles sont plus à chercher dans la spécificité des parcours de vie d’étudiants encore mal appréhendés que dans les modalités de gestion des mutuelles.

En outre, par sa gestion déléguée, le Régime Etudiant de Sécurité Sociale permet aux jeunes de gérer leurs propres affaires et d’appréhender les problématiques générales en matière de protection sociale dès le plus jeune âge. L’implication des mutuelles étudiantes en matière de prévention, démontre leur souci constant de traiter les problématiques spécifiques de santé des jeunes. Ce faisant le Régime Etudiant de Sécurité Sociale participe non seulement à la mise en Sécurité Sociale des jeunes mais aussi à l’accès à l’autonomie de ces derniers.

 

Pour quel objectif ?

Doit-on comprendre dès lors que supprimer le Régime Etudiant de Sécurité Sociale se ferait dans cet objectif ? Libérer un marché conséquent pour l’ensemble des acteurs assurantiels et limiter l’audience des jeunes eux même dans la gestion de leur propre santé ?

A l’heure où les élu∙e∙s étudiant∙e∙s sont en cours de renouvellement à la LMDE, l’UNEF appelle tou∙te∙s les adhérent∙e∙s à aller voter pour continuer à mener le combat pour notre autonomie.

 

Pour faire de l’accès à la santé un droit pour tou∙te∙s, des mesures ambitieuses sont indispensables !

Conscients de la nécessité de poursuivre la réforme du RESS, nous revendiquons l’augmentation des remboursements et la création de tarifs opposables pour certains soins spécifiques, afin de garantir un cout maximum des soins, ainsi que l’élargissement du régime étudiant aux apprentis et aux jeunes en insertion professionnelle.

Sur les campus, des centres de santés doivent être mis en place sur l’ensemble du territoire permettant un accès au soin à proximité des lieux d’études.

Enfin l’UNEF revendique la mise en place d’un chèque santé national permettant à chaque jeune de se procurer une complémentaire santé, et un chèque contraception national, garantissant un accès libre et gratuit pour tous les jeunes à un contraceptif.