Non à l’autorisation du tirage au sort à l’université : les étudiant·e·s refusent cette nouvelle forme de sélection !

Le 27 avril 2017, le gouvernement a sorti une circulaire entérinant le processus de sélection par tirage au sort. Après une tentative échouée de faire passer un décret lors du CNESER du 17 janvier 2017, le gouvernement a choisi cette fois-ci un passage en force sans aucune consultation de la communauté universitaire.

Un cadeau de fin de quinquennat dont les étudiant.e.s se seraient bien passés.

Cette circulaire témoigne d’un manque de réponse satisfaisante à l’augmentation du nombre de jeunes à l’université. Avec + 4,9% d’étudiant.e.s attendu.e.s à la rentrée 2017, ce sont de nombreux jeunes bachelier.e.s qui verront leur choix d’étude directement remis en cause par cette mesure.

Alors que les débats de l’entre deux tours mobilisent l’ensemble de la société, le gouvernement fait le choix d’imposer seul à la fin de son quinquennat, sans discussion préalable et contre l’intérêt des jeunes, cette sélection. Alors que Marine Le Pen propose de mettre en place une sélection au mérite et que Emmanuel Macron parle dans son programme de mettre en place des prérequis, cette décision ouvre la porte à la mise en place d’une sélection pure et dure à l’entrée de nos universités.

La vraie réponse : investissement nécessaire, pour faire face aux enjeux de démocratisation de l’enseignement supérieur :

Cette circulaire entérine une pratique qui existe déjà dans nos universités. Plutôt que de résoudre le fondement du problème, c’est-à-dire le manque de moyens alloués aux universités et les manquements du service public de l’orientation, le Ministère de l’ESR se résigne à autoriser la sélection. Ce décision va à l’encontre du principe de libre accès à l’enseignement supérieur pour tout·e titulaire du baccalauréat.
Il est nécessaire de trouver des solutions pour que chaque jeune puisse avoir accès à la formation de son choix. Le gouvernement et celui qui va lui succéder prochainement sont tenus de répondre aux aspirations des jeunes sous peine de condamner des milliers d’entre eux.elles à la précarité. En effet, le diplôme demeure la meilleure protection sur le marché du travail.

Cette circulaire est un rétropédalage face à la politique de démocratisation prônée par le gouvernement lui-même en ce qu’elle se traduira dès la rentrée prochaine par une augmentation du nombre de jeunes contraints de renoncer à leur projet d’études.

L’UNEF et l’UNL seront au rendez-vous pour combattre toutes les formes de sélection quel que soit la couleur politique du prochain gouvernement.

Nous revendiquons :  

* Des moyens supplémentaires d’urgence pour permettre l’accueil des étudiant·e·s supplémentaires

* La mise en place d’un plan pluriannuel budgétaire ambitieux

* L’embauche d’enseignant·e·s supplémentaires

* un renforcement du service public de l’orientation.