Université de bourgogne : non aux fermetures massives de formations

L’UNEF dénonce la suppression de filières décidée par le conseil d’administration de l’université de Bourgogne le 29 mai pour faire face aux difficultés budgétaires

Des fermetures de formations comme nouvelles coupes budgétaires

Lundi 29 mai se tenait le conseil d’administration de l’université de Bourgogne, ce dernier a entériné pour les années 2017-2021 une réduction de près de 40 000 heures de l’offre de formation. Concrètement, cela signifie la fermeture progressive de plusieurs licences et de plusieurs parcours au niveau master.

Alors que l’UNEF avait déjà appelée les étudiant∙e∙s à se mobiliser à l’automne dernier face à la suppression de 25 000 heures de cours et le gel d’une quarantaine de postes, cette décision vient de nouveau aggraver les conditions d’études. Comme si cela ne suffisait pas, un nouveau plan de retour à l’équilibre doit être proposé d’ici le mois de juillet. Les pistes qui sont proposées sont très inquiétantes puisqu’elles laissent planer l’ombre de nouvelles suppressions de formations et de nouveaux gels de postes.

Une situation loin d’être isolée

Le cas de l’université de Bourgogne est cependant loin d’être isolé.  Ainsi les universités de Grenoble, de Limoges, de Besançon ou encore de Toulouse III ont déjà dû, cette année, procéder à des restrictions budgétaires.

Alors que le besoin de jeunes diplômés du supérieur continue à augmenter, les étudiant·e·s voient leur conditions de formations se dégrader. Les suppressions d’heures de cours, mise en commun d’heure de TD ou la diminution du nombre d’enseignant·e par étudiant·e, sont monnaie courante et nuisent sérieusement à la réussite des étudiant∙e∙s, à la qualité des diplômes délivrés, et donc à leur insertion professionnelle des étudiant·e·s.

Investir dans l’enseignement pour garantir à chaque jeune le droit à une formation de qualité

L’augmentation du budget de l’Enseignement Supérieur en juillet 2016, bien qu’insuffisante, a été une première étape pour rompre avec les difficultés financières de nos établissements. Au-delà de la sanctuarisation du budget de l’Enseignement Supérieur, il faudra donc renforcer en profondeur le budget de l’enseignement supérieur pour répondre aux besoins de diplômés de la société. Pour ce faire, l’UNEF revendique :

– La mise en place d’un un plan de financement d’urgence pour l’université de Bourgogne afin de répondre en profondeur a ses difficultés financières

– La mise en place d’un investissement d’un 1 milliards d’euro/an dans l’enseignement supérieur public fléché vers les premières années universitaires, là où se joue la réussite des étudiant∙e∙s.