Université Paris 13 : en actant des coupes budgétaires massives, l’université se trompe de combat.

Quelques jours après l’Université de Bourgogne, et après que la Cour des Comptes ait estimé que 6 universités se trouvent dans une situation dégradée, et 9 dans une situation très dégradée, l’Université de Paris 13 vient elle aussi de voter un budget rectificatif, actant près de 3 millions d’euros de déficit budgétaire.

Une situation connue de tou-te-s qui pose question

En Janvier 2017, les membres du Conseil d’Administration de l’Université Paris 13 ont été informés d’un déficit budgétaire de 3,7 Millions d’euros malgré les alertes dès le mois de Décembre 2016. En effet, la masse salariale a été sous-estimée pour le budget prévisionnel de l’année 2017.

Cette évolution de la masse salariale est due à un recrutement de contractuel-le-s pour remplir les missions de l’Université. Pour faire face à ses problèmes budgétaires qui s’ajoutent au déficit structurel, il a été décidé par le président de l’Université, Jean-Pierre Astruc, de baisser de 10% le budget de fonctionnement des composantes, mais aussi que seuls les postes libérés en septembre 2016 seraient publiés en 2017.

L’université n’y trouve que des mauvaises réponses.

Cependant, alors que l’on constate une hausse des demandes via APB de 4,9%, réduire la voilure n’est pas une solution viable pour les étudiant-e-s. Ces dernier-e-s voient ainsi leur conditions d’études largement se dégrader et l’ensemble du personnel subit une détérioration de ses conditions de travail.

L’UNEF, la CGT, le SNESUP et le SNPTES et le collectif “Paroles de BIATTS” dénonce une dégradation des conditions d’études due aux problèmes budgétaires que connaît l’Université et demande au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche de prendre ses responsabilités et d’augmenter la dotation allouée afin que l’Université Paris 13 puisse remplir ses missions d’enseignement et de recherche.

Au Conseil d’Administration du 02 Juin 2017, une motion a été votée à l’unanimité afin de dénoncer cette dégradation des conditions d’études et de travail mais aussi la sous dotation ministérielle.

L’ensemble des organisations rappelle que le 01 Juin 2017, Jean-Pierre Astruc a convoqué une Assemblée Générale. Elle réunissait la communauté universitaire et les élu-e-s étudiant-e-s des conseils centraux. Durant cette AG, on nous annoncé que les CDD entre autres ne seraient pas renouvelés l’année prochaine sans pour autant répondre à la question de la charge de travail supplémentaire qu’aller entraîner ses suppressions.