Election CNESER : L’UNEF conforte sa place centrale chez les étudiant∙e∙s et dans l’enseignement supérieur

Ce Jeudi 8 juin, se déroulaient les élections étudiantes au Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER).

Un nombre de voix important pour la liste « UNEF et associations étudiantes »

Avec 496 voix et 34,5% des suffrages l’UNEF confirme son implantation dans l’enseignement supérieur par sa capacité à rassembler largement. Les élu×e×s étudiant×e×s ont fait le choix de voter massivement pour une démarche et un projet ambitieux. Avec 4 élu∙e∙s sur 11 au CNESER l’UNEF est un acteur incontournable pour les deux prochaines années.

Une élection qui se déroulait dans un contexte particulier

Les dernières élections dans les conseils centraux se tenaient dans un contexte de mobilisation contre la loi travail. La forte abstention lors des scrutins locaux a démontré la défiance des étudiant×e×s vis-à-vis du vote comme outil pour répondre à leurs préoccupations. L’UNEF s’est consacrée pleinement à cette mobilisation ce qui a permis d’arracher un investissement de 500 millions d’euros en direction des jeunes.

De plus, malgré un scrutin marqué par de fortes irrégularités, pour lesquelles nous demandons que toute la lumière soit faîte, les élu∙e∙s étudiant∙e∙s ont été nombreux à envoyer un message fort au gouvernement. La démocratie étudiante ne peut pas être méprisée ainsi au sein de l’enseignement supérieur. L’UNEF exige du gouvernement d’engager des discussions sur le renouvellement de la démocratie étudiante.

Les étudiant∙e∙s se sont exprimé∙e∙s en faveur d’un projet de démocratisation de l’enseignement supérieur

Pour la rentrée 2017, d’un côté, ce sont 4.9% d’étudiant∙e∙s supplémentaires qui sont attendu∙e∙s dans l’enseignement supérieur, de l’autre des universités qui s’enfoncent dans une crise budgétaire sans précédent. Cette situation est alarmante. L’UNEF appelle le gouvernement à agir d’urgence pour que le droit aux études supérieures des bachelier×e×s soit respecté malgré les difficultés budgétaires des établissements et les faibles capacités d’accueils.

En faisant le choix de voter pour les listes « UNEF et associations étudiantes », les étudiant×e×s ont clairement exprimé leur refus de mesures rétrogrades. L’instauration de toutes formes de sélection à l’entrée de l’université renforcerait la reproduction sociale et mettrait à mal l’objectif de démocratisation de l’enseignement supérieur. Ils ont également porté l’exigence d’un investissement massif dans le service public d’enseignement supérieur.

Le gouvernement doit entendre le vote des étudiant∙e∙s et les revendications de l’UNEF.