L’UNEF salue le gel des frais d’inscription et de restauration universitaire mais appelle à des mesures d’urgences dès la rentrée

Les montants des droits d’inscription et de la restauration universitaire ont été annoncés ces derniers jours par le gouvernement. L’UNEF salue la stagnation du ticket RU et des frais d’inscription qui sont au cœur de ses revendications, malheureusement elle est contrebalancer par une hausse des frais d’affiliation à la sécurité social.

L’état de précarité des étudiante-e-s s’étant particulièrement aggravé ses dernières années, il était nécessaire de maintenir ces montants à leur niveau pour permettre l’accès du plus grand nombre à l’enseignement supérieur.

La rentrée universitaire est l’un des moments les plus difficiles financièrement pour les étudiant-e-s

Si le gel des montants d’inscription et de restauration est positif, la période de la rentrée reste particulièrement difficile pour les étudiant-e-s. D’autant que face à la hausse du coût de la vie, les étudiant-e-s voir leurs conditions de vie ce dégradé. Entre l’inscription, le matériel de cours, les différents abonnements et bien souvent l’installation dans un nouveau logement, nombreux-ses sont les étudiant-e-s qui ont du mal à joindre les deux bouts. Ces galères financières sont un frein à la réussite que le système de bourse actuel ne permet pas d’endiguer.  Ce sont ainsi des milliers de jeunes qui sont contraint de recourir à des emplois précaires ou à des prêts étudiants.

Aux vues de la situation, le gel des droits d’inscription et du montant de la restauration universitaire ne peut constituer la seule réponse à la précarité des jeunes. Il est donc nécessaire que ces montants soient sanctuarisés pendant la durée du quinquennat et que de réelles mesures soient mises en œuvre pour réduire la sélection sociale à l’entrée de l’université.

Faire des économies sur le dos des jeunes ne sera jamais la solution

Récemment, la volonté de résoudre les problèmes budgétaires des universités et des CROUS en faisant payer les étudiant-e-s est revenue sur le devant de la scène à de nombreuses reprises. Qu’il s’agisse de l’augmentation des frais d’inscription, du renforcement du contrôle des boursier-e-s ou encore de la réduction des APL, l’UNEF réaffirme que ces annonces ne constituent en aucun cas la solution miracle pour renflouer les caisses de l’enseignement supérieur.

Le gouvernement doit au contraire prendre ses responsabilités pour garantir un enseignement supérieur accessibles à tou-te-s. A ce titre, l’UNEF revendique :

– La sanctuarisation du gel des frais de rentrée durant l’ensemble du quinquennat

– Des mesures d’urgence dès la rentrée comprenant l’augmentation des bourses, du nombre de boursiers, et du montant des APL

– Un plan investissement d’un milliard d’€ supplémentaire par ans pendant 10, comme le préconise le livre blanc de l’enseignement supérieur

– Des moyens supplémentaires pour les CROUS pour qu’ils puissent continuer de se développer et accompagner au mieux les étudiant-e-s en difficultés financières