Des milliers de jeunes toujours sans inscription : le gouvernement doit prendre ses responsabilités et trouver une inscription à toutes et tous !

Après plusieurs mois de procédure APB (Admission Post-Bac) et de mise en lumière des difficultés de ce système censé répartir les bachelier.e.s dans les différents établissements d’enseignement supérieur en fonction de leurs vœux, le constat de la rentrée 2017 est sans appel.

L’inscription dans l’enseignement supérieur un parcours du combattant ….

3729 bachelier∙e∙s sans inscription pour la rentrée 2017 !

Le 27 septembre, lors de sa conférence de presse, Frédérique Vidal, a annoncé que 3729 bachelier∙e∙s n’avaient toujours pas d’inscription dans l’enseignement supérieur. Alors que la procédure complémentaire se terminait le 25 septembre et que la rentrée universitaire a eu lieu il y a 3 semaines, ce sont des milliers de bachelier∙e∙s qui sont donc toujours dans l’incertitude de pouvoir continuer leurs études.

L’UNEF dénonce une situation alarmante et s’inquiète de l’avenir de tou.te.s ces jeunes obligé.e.s de renoncer à l’enseignement supérieur ou contraint.e.s de s’orienter par défaut avec un échec universitaire à la clé.

Les bachelier∙e∙s technologiques et professionnel.le.s : laissé.e.s pour compte de l’enseignement supérieur

Confronté∙e∙s à l’arbitraire de la sélection et au manque de places dans les formations qui assurent le mieux leur réussite (STS et IUT), les bachelier.e.s professionnel.le.s et technologiques sont celleux qui reçoivent le moins de réponses favorables sur APB et qui sont laissé.e.s aux portes de l’enseignement supérieur.

… Qui se poursuit en Master

La réforme du Master, garantissant un droit à la poursuite d’études pour tou∙te∙s les titulaires d’une licence, est mise en application pour la première fois en cette rentrée universitaire. Cette loi garantit que tout.e étudiant∙e qui ne serait pas admis.e dans une formation de master, se voit proposer trois possibilités d’inscription avec des critères définis : propositions faites par le recteur en cohérence pédagogique avec la licence obtenue et prenant en compte le projet professionnel de l’étudiant∙e. Pourtant, sa mise en application se révèle plus compliquée pour les étudiant∙e∙s. De nombreux jeunes, sont toujours à l’heure actuelle, dans l’attente de proposition du recteur !

Il est urgent d’investir massivement dans l’enseignement supérieur

Le manque de moyens dans les universités aggrave la situation d’année en année. Ainsi les problèmes d’inscription ne résultent pas d’un simple problème technique mais bien d’une mauvaise anticipation et préparation des services de l’Etat, puisque ce sont 40 000 jeunes en plus, qui arrivent à l’université en cette rentrée. La pénurie budgétaire qui touche les universités depuis de nombreuses années ne permet pas de faire face au boom démographique et aux besoins de formation d’une génération.     Cela se traduit par des capacités d’accueil réduites, des amphithéâtres et des TD surchargés, un manque de personnel pour encadrer et assurer les cours.

Face à cela, l’UNEF appelle tou.te.s les jeunes à se mobiliser le mercredi 4 octobre à 13h30 devant le Ministère de l’Enseignement Supérieur au 21, rue Descartes à Paris.

Alors que le Gouvernement avait promis que tou∙te∙s les étudiant∙e∙s auraient une proposition d’inscription avant la fin du mois de septembre, il est temps qu’il tienne ses engagements !

L’UNEF exige :  

–  La réception d’une délégation d’étudiant.e.s et de l’UNEF pour présenter les dossiers d’inscription et ainsi trouver une solution pour chacun.e d’entre elleux

–  Le respect de la loi qui garantit le droit à la poursuite d’étude pour tou∙te∙s les diplômé∙e∙s de licence dans l’objectif de la démocratisation du master

–  La création de places supplémentaires dans les filières les plus en tension et notamment en STS et en IUT

–  La hausse du financement des établissements à hauteur de 2 milliards par an pour garantir à chaque jeune une inscription dans l’enseignement supérieur et des bonnes conditions d’étude.