Il est urgent de mettre fin aux discriminations dans nos universités !

Dans notre société, divers actes discriminants ont lieu quotidiennement que ce soit dans la rue, sur le lieu de travail mais aussi à l’université. Ces oppressions sont de plusieurs types : raciste, sexiste, de genre et d’orientation sexuelle. Aujourd’hui, 22% des étudiant.e.s déclarent avoir déjà été victimes de discriminations sur leur lieu d’études d’après l’Observatoire National de la Vie Étudiante.

 

Un monde universitaire perméable aux discriminations …

 

Comme dans le reste de la société, l’Enseignement Supérieur reproduit des schémas de domination. L’enjeu est d’autant plus important que par son rôle de formation des nouvelles générations et de production scientifique, son influence dépasse largement ses propres murs. Mener le combat contre les discriminations dans ce secteur est donc particulièrement important,  puisque c’est un puissant levier pour faire évoluer l’ensemble de la société vers l’égalité.

 

Les discriminations ont des déclinaisons spécifiques dans l’Enseignement Supérieur : confiscation des lieux de pouvoir par les hommes si l’on regarde la proportion de femmes présidentes d’université par exemple, orientation genrée qui traduit une inégalité de reconnaissance des diplômes et des emplois, etc…

 

Ces discriminations s’assoient sur des pratiques encore largement acceptées dans la communication universitaire comme l’organisation d’évènements à connotation sexiste, raciste ou stigmatisante selon le genre ou l’orientation sexuelle. En pleine rentrée universitaire, à l’heure des weekends d’intégration, plusieurs exemples nous ont montré que cette bataille est toujours d’actualité. A Clermont Ferrand, ce sont des qualifications sexistes et racistes, qui semblaient insignifiantes pour beaucoup,  qui ont été dénoncées et condamnées par la section locale de l’UNEF puis par les autres organisations étudiantes. A Rouen, c’est une soirée « DSK » (Dirty Sexy Kiné), accompagnée d’affiches sexistes qui a dû être retirée face aux nombreuses réactions étudiantes dont celle de la section de l’UNEF les dénonçant.

 

…Mais qui met en place plusieurs mesures pour évoluer

 

Certaines universités se saisissent pleinement du problème des discriminations.  L’Université de Tours par exemple, a décidé d’avancer sur les discriminations liées au genre et à l’orientation sexuelle, en ouvrant des toilettes neutres et en permettant également aux étudiant∙e∙s d’inscrire le prénom de leur choix  sur leurs cartes étudiantes.  C’est aussi l’université de Paris-Diderot qui met en place chaque année à la rentrée, une après-midi pour les nouveaux.elles arrivant-e-s afin de les sensibiliser sur l’égalité femmes/hommes autour d’une conférence. Grâce à l’action de l’UNEF, ce sont de nombreuses universités, comme Paris 3 Sorbonne-Nouvelle ou l’Université Grenoble-Alpes, qui ont fait le choix d’adopter une charte sur l’égalité femmes/hommes pour lutter contre les discriminations au quotidien.  Tous ces exemples montrent que l’Enseignement Supérieur n’est pas immuable et qu’il est possible de faire reculer les inégalités.

 

Pour que l’Enseignement Supérieur continue à avancer dans la lutte contre les discriminations, l’UNEF revendique :

– Une généralisation des chartes sur  l’égalité Femmes/Hommes et la lutte contre les discriminations dans les universités qui garantissent notamment le non financement d’événements associatifs discriminant par les universités

– La mise en place de mesures permettant de faire avancer l’égalité sur les campus : toilettes neutres, cartes étudiantes avec nom de son choix par l’étudiant-e

  – Des campagnes de prévention et sensibilisation faites par les universités sur les discriminations et   contre le bizutage à destination des étudiant-e-s